vendredi 20 novembre 2009

Santiago


Près de 4000km depuis Ushuaia, me voici finalement à Santiago.... et je peux enfin déclarer, sourire aux lèvres: mission accomplie...
Après un dernier 120km, je traverse finalement le fil d'arrivé... et je vous vois tous... famille, ami(e)s qui m'ont suivis sur ce blog ou par courriel, ami(e)s qui ont croisé ma route, travailleurs chiliens de construction des routes, fermiers chiliens qui m'ont envoyé la main, chauffeurs de camion qui m'ont encouragé de leur klaxon, et j'en passe... tous me regardent et me sourient, en ce petit moment de gloire, triste et joyeux à la fois, qui marque la fin d'une incroyable aventure qui, à jamais, restera gravée dans ma mémoire... qui, à jamais, restera gravée dans mon coeur...
Tous, comme la route, m'ont marqué profondément. Chacun à sa facon, certaines plus que d'autres... Tous, comme la route, me manqueront...
J'ai bien hâte de vous revoir, famille et ami(e)s de ma terre natale afin de vous remercier chacun de votre support morale durant cette merveilleuse aventure.
Entre temps, j'essaie de passer du bon temps à Santiago, sans tomber dans la déprime du retour à la maison... du retour sur terre... du retour à la réalité...
Au plaisir de vous revoir tous bientot!



mercredi 18 novembre 2009

Pichi - Valpo

Départ tôt lundi matin : direction Valparaiso.
Je savais que j'avais près de 230km a parcourir, et je voulais me rendre à Valparaiso en deux jours. Je suis donc parti de bonne heure lundi matin mais avec un peu de retard, quelques au revoirs émotifs obligent. Comme à l'habitude, habutide qui me semblait déjà d'un passé lointain, une montée de 10km m'attendait à la sortie du village. Pichilemu disparaissait tranquillement derrière moi et devant moi réapparaissait tranquillement les Andes. Plusieurs souvenirs me traversèrent l'esprit... déjà trois mois... le temps passe si vite...
Plusieurs crevaisons dans la matiné m'ont ramené très vite dans la réalité du voyage à vélo. Après avoir pu finalement réparer mes 3 crevaisons, je repartais vers San Antonio. Il était presque 15h et je n'avais parcouru que 60km... Il me restait encore environ 80km à parcourir... J'ai décidé de rouler jusqu'a temps qu'il fasse noir, où je camperais alors, en espérant qu'il y ai une source d'eau quelque part.... Il faisait très chaud malgré les nuages qui couvraient partiellement le ciel. J'ai du boire comme un puit sans fond, considérant la sueur qui s'évaporait de mon corps et la semaine précédante qui avait certainement contribué à cette déshidratation constante tout au long de cette journée... Heureusement, une longue descente m'attendait en fin de parcourt. J'ai donc pu atteindre un nouveau record de distance, 145km, et dormir dans une auberge de San Antonio. Immense journée... j'étais complètement brûlé, mais il ne me restait que 80 km pour me rendre à Valparaiso le lendemain.
Après une bonne nuit de sommeil, je reparti le lendemain relativement de mauvaise humeur. Les deuxième journées sont toujours les pires... Je me rendi paresseusement à Casa Blanca, 45km de parcouru. Après avoir longé quelques vignobles, j'ai du compléter la quarantaine de kilomètre qui me restait à parcourir sur l'autoroute.
Une longue descente d'une vingtaine de kilomètre vers le centre ville de Valpo m'ont facilité la tâche, mais je ne pouvais m'empêché de pensé que j'allais devoir remonter ces 20km lorsque je repartirais vers Santiago... mais bon, une chose à la fois... Mon voyage tire à sa fin. Il ne me reste qu'une seule longue journée de vélo... C'est fou comment le temps passe vite... incroyable...
À bientôt...

Pichilemu

Une semaine de vacance dans un auberge en forme de bateau sur la page... une semaine qui m'a fait beaucoup de bien... Il a fait beau a tout les jours de la semaine. Malheureusement, nous avons eu de bonnes vagues pour le surf seulement mardi à jeudi, alors les autres jours notre routine se limitait à manger, boire, profiter du soleil et comtempler les merveilleux coucher de soleil sur le pacifique.... ce qui a été très agréable! J'ai rencontré des super bonnes personnes avec qui j'ai eu d'excellente discussion et avec qui j'ai eu beaucoup de plaisir. Ca fait du bien de ne rien faire pendant une semaine... mais le départ a quand même été difficile... Une longue route m'attendait pour me rendre à mon avant-dernière destination: Valparaiso.















lundi 9 novembre 2009

Le temps des vacances...

Ici, au Chili, tout est à l'envers... Les saisons, les constellations dans le ciel, et les dictons... car ici, ce n'est pas "tout ce qui monte redescend" mais plutôt, "tout ce qui descend, remonte necessairement"...
Depart de Conception tot le matin... évidemment, un 10km de montée m'attendais... il fait nuageux, mais le temps s'améliore au courant de la journée pour finalement devenir très chaud. Je croise quelque Gecko et j'évite de justesse une couleuvre qui tentait désepérément de traverser la route... ce qui donne une touche exotique à se soleil qui me brule le crane. La route est toujours très valloneuse... À mon 110ième kilomètre, je me lance dans une montée en serpentine qui s'es avérée être de 10km... elle était tellement longue... mais je présume que le Pacifique se trouve directement derrière... Je ne cesse de me répéter: "Ca va payer cette montée là, Oh yes, ca va payer... COME ON, ca va tellement payer! "... Comme de fait, arrivé en haut, tout de sueur, j'appercois le Pacifique.
J'amorce alors une longue descente qui me mène directement à l'océan. Je me trouve alors dans le petit village de Cobquecura, qui ne semble rien avoir a m'offrir mise à part un foudroyant vent du sud-ouest... Il me reste 10km pour me rendre à Buchupuero, qui est supposément un très beau petit village sur la côte... Bah... let's go... Je monte pendant un kilomètre et demi pour enfin me laisser pousser par le vent vers ce petit village. Dans la dernière descente, j'appercois des gens stationnés sur le bord de la route qui regarde des surfeur. Je m'arrête et je converse avec trois argentains qui sont la pour surfer... Super sympathique, ils trouvent mon voyage très cool. L'un d'eux est avocat, alors on parle un peu de droit... Parle, parle, jase, jase... Ils m'invitent dans leur condo pour passer la nuit et manger un asado. Je me rend à leur condo mais le proprio nous voit, et je vois bien qu'il a l'air de s'inquiéter du nouvel arrivé... Je vais donc le voir. Je lui demande s'il y a un camping, il me dit que oui... Parle parle, jase jase, il trouve mon voyage bien cool. Aussitôt que je lui dit que je viens de parcourrir un 140km, il semble bien impressionné, et il m'invite a piquer ma tente sur son terrain...
Je vais quand même souper avec les quatre argentins, le quatrième était le surfeur dans l'eau... Ils sont tous super sympathique et on a bien du fun a partager le repas. On va tous ce coucher tôt, eux vont surfer tôt le lendemain, moi, je dois reprendre la route... Direction Constitution.
Une très belle journée s'annonce. Aucun nuage dans le ciel et à 10 heure du matin, déjà, il fait très chaud. Une petite journée de 100km devant moi, pensais-je... mais un 20km en montagne sur une route de terre et de pierres et de maintes crevaisons m'attendaient... À 14h de l'après midi, je n'avais fait que 40km... Je change finalement la trippe qui me donne tant de trouble et je reprends la route. Ce grand terrain frippé qu'est le Chili me donne finalement une pause... Un terrain relativement plat s'étend devant moi, et un vent qui m'encourageait en criant dans mon dos: "Vas-y mon vieux, cette fois-ci, je suis avec toi".
Les distances n'étant pas très précises sur ma carte, après 110km, je suis toujours dans une montée interminable de 10km... J'amorce finalement une longue et froide descente, sous un soleil baillant devant moi. Une longue douche chaude dans une pension pas très chic me fait énormément de bien... Plus que 2 jours et je serai à Pichilemu, où je planifie prendre quelques jours de vacance...
Départ tôt le lendemain, sous un soleil qui a, de toute évidence, repris ses forces. Comme à l'habitude, je démarre par une montée d'une dizaine de kilomètres... Je dois spécifier qu'il existe une deuxième cordilliaire au Chili, la Cordilliera Costal. Moins haute que sa soeur de l'est, mais tout de même très valloneuse... La route reste cependant sur le bord de la côte qui lui accorde un espace assez large pour ne pas avoir à rendre visite à la cordilliaire trop souvent... Le vent est toujours avec moi, de sorte que je réussis à parcourrir un 62km dans mon avant midi seulement. Je me trouve alors à une croisée de chemin... Je dois traverser un genre de parc national dans les montagnes mais il n'y a pas de route facile... Une plus courte vers la côte mais montagneuse et majoritairement de terre et de pierres, et l'autre, plus longue et encore plus montagneuse mais majoritaire en pavé... J'opte pour le pavé... Après un bon repas chaud dans la ville de Licanten, je me claque une montée en serpentain de 10km... my god que ca monte... rendu en haut, j'arrive sur la partie en route de pierre... et ca monte encore... je me retrouve encore devant un choix... prendre à gauche, ou il ya supposément un beau lac a voir mais une route plus longue, ou a droite, un raccourci vers la route qui me mènera vers Bucalemu, destination finale de la journée... Je commence à aller vers la gauche, je suis ici qu'une fois, je vais aller voir ce lac... mais pares 1km, je vois que ca monte et la route est très mauvaise... de la marde... je suis trop inquiet pour mon vélo, et je suis fatigué... j'en ai vu des tonnes de beaux lacs dans le sud... je prends le racourci... Lui aussi montait, mais il était bien plus court. Je me rend finalement sur le route en pavé qui me mènera à Bucalemu. Bien évidemment, quelques montées m'attendaient encore... elles ont été dures... mais je suis finalement arrivé à destination, après 120km, où j'ai pu camper gratuitement car ce n'est pas encore la saison touristique ici... Avant de m'endormir, je pense aux quelques kilomètres qui me reste à parcourir avant quelques jours de repos, aux multiples aventures de mon voyage, aux kilomètres maintenant derrière moi, à toutes les merveilleuses personnes que j'ai rencontré durant ce voyage, à la chance que j'ai d'être ici... et je ris... je ris de joie et regardant défiler tous ces souvenirs... et toujours le sourir aux lèvres, la fatigue l'emporte, et je tombe endormi...
Un petit 32km ce matin pour finalement me rendre à Pichilemu, ou le soleil brille et le sable est fin. Je pense prendre quelques journées de repos, bien mérités, après avoir parcourru environ 820km en un peu plus d'une semaine...
Sous un soleil chaud, sur une plage de sable noir, je vous salut!

jeudi 5 novembre 2009

En haut... en bas... en haut... en bas...

Pas grand chose a dire sur les trois derniers jours a part que j'ai roulé de longues journées... Je suis parti de Pucon et je me suis rendu a Temuco. Un 110km pas trop difficile. Une belle route, un mini vent en alternance de côté et de face, nuageux avec percés de soleil et quelques averses... J'ai emprunté le panaméricaine pendant les derniers 20km.... Espérons pour la dernière fois car c'est assez abrutissant... mais ca m'a quand même permis de revoir les deux allemandes qui avaient quitté Pucon la veille. Quelle coincidence... Je venais d'embarquer sur l'autoroute quand, un peu plus loin, une voiture était rangée sur le bord de la route... Barbara et Julia m'avaient reconnu en me dépassant et m'attendaient avec une sandwitch...! Elles revenaient de Puerto Varas et s'en allaient vers Santiago... écoeurées de la température de merde de la région de Pucon... comme moi d'ailleurs. On a jasé un peu le temps de se remémorer les bons moments des derniers jours et elles sont repartis. De retour seul avec moi même, je me suis rendu a Temuco.
Une grosse deuxième journée, un 120km bien compté... une route tellement valloneuse... je n'ai pas vraiment eu le choix de me rendre a Los Sauces car il n'y avait pas de rivières ni de ruisseau proche de la route. Pourtant, j'étais entouré de terres agraires... je me suis dit que c'est probablement parce que les agriculteurs redirigeaient les eaux vers leur terres que les ruisseau étaient aséchés... J'ai fini par campé dans la cours d'un centre de soin de santé en plein milieu de la ville. Pas très chic ni exotique, mais j'ai très bien dormi quand même!


Une très grosse troisième journée... un 130km, pour finalement me faire invité dans une famille en banlieu de Santa Juana. Une famille qui vivait sur le bord de la route, dans une minuscule cabane... mais une famille souriante et combien généreuse... Je m'étais arrêté pour m'informer s'il n'y avait pas un camping dans les environ... la dame qui manquait presque la moitié de ses dents m'invita a rester chez elles, avec son mari et leur 4 enfants. Ils insistèrent pour que je couche à l'intérieur avec les deux plus vieux. Il m'offrèrent le café et une grosse miche de pain... Je n'ai pas osé sortir mon bruleur, mon spagat et ma saucisse que j'avais acheté au village... un souper qui m'avait l'air d'un luxe en comparaison avec ce qu'eux ont mangé ce soir là, soit une moitié d'une miche de pain avec un café... Je me suis donc contenté de la moitié de la miche et du café... ce qui, surprenament, me rassasia pour le soirée... Nous avons regardé la partie de soccer entre le Chilie et le Paraguay. J'ai du allé me couché après la première demi car mes yeux fermaient tout seul... Incoyable la générosité des gens qui n'ont presque rien... tout simplement incroyable...

Je repris la route ce matin et j'ai complété les 50km qui me séparait de Conception, ou je suis presentement. Je pensais sortir de la ville mais je crois que je vais y passé la nuit. La température s'améloire vers le Nord... J'ai bien hâte de pouvoir roulé en manches courtes... pour l'instant, le vent est encore trop frais pour ca...

dimanche 1 novembre 2009

Pucon

Dans l'attente d'une température plus clémente à Pucon afin de se lancer dans l'ascention du Volcan Villarica, c'est important de rencontrer des gens divertissant afin de faire passer le temps... Heureusement, j'ai eu la chance de partager les trois derniers jours avec deux allemandes (des orthophonistes!) et un australien, tous hyper sympathique. Les allemandes avaient une auto alors on avait le loisir de pouvoir se déplacer à notre gré. Durant la première journée de pluie, nous sommes aller se reposer dans des bains termaux en région de Pucon en buvant de bons piscola. Samedi, nous nous sommes réveillé à 6h pour aller grimper le volcan mais arrivé au bureau des guides, le départ à été cancellé... ils annoncaient de la pluie pour toute la journée. Nous sommes donc allé marcher dans le Parc national en banlieu de la ville. On s'est fait complètement trampé... il pleuvait à sciaux... Nous sommes revenu et, puisqu'ils annoncaient encore une fois un temps douteux pour le lendemain, nous avons décidé de profiter de notre soirée pour fêter un peu... Pourquoi perdre une autre soirée pour une aventure qui dépend d'une température qui ne semble pas vouloir nous êtres favorable... Nous avons recruté 4 autres personnes de l'auberge pour nous accompagné et nous sommes aller mettre le party dans la place. Super soirée... Ca m'a fait énormément de bien...






Pénible réveille à 6h30 le lendemain pour l'ascention du volcan... Le ciel semble s'être dégagé alors nous nous rendons au pied de la montagne, seulement pour se faire dire que le sommet de la montagne restera ennuagé pour le restant de la journée. Nous abordons, encore une fois, la mission... et nous retournons au lit... Après quelques heures supplémentaires de sommeil, les deux allemandes décident de repartir. J'hésite à suivre leur initiative... je prépare mes valises mais finalement je décide d'accorder une dernière chance à la température... Après avoir tenté en vain de convaincre les deux allemandes de rester une journée de plus avec nous, nous échangeons de chaleureux au revoirs. Greeny (australien) et moi passons la journée dans la ville. Moi sur mon vélo, lui sur son Longboard que je tire à vélo. On se couche de bonne heure et on rêve à notre descente du volcan du lendemain...
Ce matin, on se lève... nuageux... on se rend à l'agence.... pas de départ, ils annoncent de la pluie et de la neige en montagne... Je décide donc de reprendre la route... J'ai bien hâte de voir combien de kilomètres je pourrai faire par jour. Je suis décidé à clancher le plus vite possible la distance qui me sépare de ma destination finale.

Direction Santiago.

jeudi 29 octobre 2009

San Martin - Pucon

C'est fou comment on oublie vite... J'étais content de revenir en argentine mais j'avais oublié l'élément naturel prédominant de ce pays... le vent...

Je suis parti de San Martin de Los Andes un matin nuageux. Les hôtes m'avaient avertis qu'ils annoncaient une autre semaine de pluie... mais puisque j'avais rien d'autres a faire dans cette ville, autant en profiter pour rouler... Je me prépare pour un 3 jours de vélo. J'ai 180km a faire et un col de 1250m a franchir pour retourner au Chili. Direction Pucon.


Après un montée de 5km sous les nuages, j'entâme un faux plat descendant de 25km... Je fais du 35-40km/h, au soleil tandis que San Martin reste sous les nuages et la pluie derrière moi... Je n'étais pas si ravis de rouler à une telle vitesse car je savais très bien qu'après avoir atteint Junin de los Andes, je devais me rediriger vers l'ouest et que ce vent allait être, à ce moment là, directement de face... mais bon, attendons voir...

Rendu a Junin, je rencontre un couple très sympatique de suisse-allemand en vélo qui sont partis de Santiago et qui se dirige vers Ushuaia. Je leur file quelques informations sur la route et on reprend chacun nos directions respectives. Pas plus de 10 km plus loin, un autre couple en vélo, en tandem cette fois, des allemands. En 30 minutes, j'ai rencontré ici plus de cycliste qu'en plus de deux mois dans le sud de la pentagonie... Je continue mon chemin et je prends un croche à gauche vers l'ouest... à ce moment là, j'ai le vent dans les dents... et solide... Je fais un 14km et je vois une tempête se former au loin... Il est presque 17h, j'ai fait près de 80km... assez pour aujourd'hui, j'installe le campement. Je sonne à l'intercome d'une villa et la dame me refuse l'accès pour camper... le problème c'est qu'elle possède les terres à des kilomètres à la ronde et qu'elle détient l'accès à la rivière... seule source d'eau dans les environs... je fais 3 km plus loin et je décide de traverser la cloture de son terrain pour camper... la tempête approche trop vite... Je me mets à l'abris du vent et de la vue, je fais un petit roupillon au sec dans ma tente pendant que les nuages se déversent de leur pluie. Il me reste un bon 100km pour me rendre à Pucon, je devrais pouvoir m'y rendre en deux jours maximum.

À 8h le lendemain, je reprends la route en espérant éviter le vent... mais non, 8h05, le vent reprend... Les premiers 20km sont difficiles malgré la bonne condition de la route. C'est nuageux mais il ne pleut pas. Je fais une petite pause déjeuner et j'en profite pour faire sécher ma tente sur le bord de la route... avec ce vent, après 5 minutes tout est sec... je serai donc au sec ce soir...

Au vingtièmes km, j'entre dans le Parc National Lenin, ce qui se traduit en route de terre et montée vers le Volcan Lenin, assez imposant du haut de ces 3800m d'altitude. La montée est difficile puisque je dois aussi affronter le vent... près du sommet, crevaison sur mon pneu avant... je me stationne à la gendarmerie et je répare le tout... j'en profite pour manger deux autres sandwitch au beurre de peanut... je suis tanné des viandes froides et des cannes de thon... je mange aussi tout mes fruits puisqu'il me sera impossible de les faire traverser la frontière chilienne à 5km d'ici.

Àprès avoir rempli les formalités frontaliennes, je continue ma route sur une terre valonneuse sur 15km pour amorcée une merveilleuse descente de 35km... Que de joie... La route est très mauvaise par contre. Je dois faire gaffe aux cratères qui se sont formés au grès des pluies. Je me sens comme dans Stars Wars quand Luc sort ses lunettes virtuelles afin de diriger son vaisseau au travers des météorites qui l'entourent... Que la force soit avec moi... :) Je roule sur une route à en devenir, sous les encouragements des gens de la construction, qui m'offrent même une orange et une banane pour le restant de ma route...

J'atteins ensuite le village de Cururrahue, il est 16h30... il me reste 30km pour atteindre Pucon... let's go, un dernier petit effort... Je me rend finalement à Pucon pour 18h... un gros 110km, un vent de fou, une route de terre, un col de 1250m, un peu de pluie et seulement 4 sandwich au beurre de peanut et quelques fruits... je suis affamé... mais très content d'avoir traversé les Andes pour la dernière fois de ce voyage.

Par contre, la température n'est pas mieux ici... il pleut et ils annoncent encore de la pluie pour les prochains jours... encore le même dilemme... j'attends que le beau temps revienne pour grimper le volcan surplombant la ville ou je continue ma route?

Je ne suis pas encore certain... attendons voir ce que demain me réservera...

vendredi 23 octobre 2009

Blessing in disguise

Je passe deux jours à Bariloche. Une super belle ville... Le Tremblant de l'argentine... Un centre ville plein de chocolaterie et d'épicerie fine... des tonnes d'auberges de jeunesses... des magasins de ski, de vélo... North Face, Billabong, Columbia, name it... ils sont tous là... remplis de ces young-rider-stylin-dude-yo-man-yeah... Domage que la température est moche... de la pluie torentielle... Je me promène, je cuisine avec les gens de l'auberge... je lis... je glande... j'attends que le beau temps revienne pour enfin pouvoir faire un trek... car à Bariloche, sans le beau temps, il n'y a pas grand chose a faire a par magasiner... mais quand tu ne peux rien acheter dû au manque de place dans tes valises... tu t'écoeures vite... Après deux jours, je prends la décision de partir...
Pour une deuxième fois, je me réveille devant un horizon blanc... deux pouces de neiges sur Bariloche... Ils disent que la montagne de ski va réouvrir pour cette tempête extraordinaire qui s'installe... c'est la tempête que les skieurs et planchistes ont attendu toute l'hiver... mais je ne peux pas me permettre d'attendre 5 jours dans un auberge, a rien faire, juste au cas où je pourrais peut'être aller faire une journée incroyable de télémark le lundi suivant... alors j'ai pris la route malgré cette neige. Depart difficile, je dois laisser derriere des gens hyper sympatiques avec qui je m'entendais super bien, ainsi qu'un confort auquel je commencais a prendre serieusement gout... mais je suis ici pour faire du vélo, pas pour glander dans une auberge!
Le ciel était dégagé, je pensais donc m'en sortir... mais non...

J'ai du affronter une tempête de neige pendant 85 km... Si ce ne serait que de la neige, ce serait pas si pire, mais le putain de vent argentain est au rendez-vous, comme toujours... Le vent me souffle la neige à toute vitesse en pleine figure... C'est insupportable, je ne peux même pas regarder droit devant... je roule et je fixe la ligne blanche qui déroule sous mes pneu. Après 25 km, je décide de rebrousser chemin... c'est trop intense... mais je fais à peine 500m qu'une percé de soliel me convainc de perséverer un peu plus... la neige et le vent reveinnent de facon intermittante. J'atteins le 40ieme km, la mi-chemin, le point de non retour. J'arrête pour manger un peu, je suis complètement trampé. Je n'ai même pas à mâcher mon sandwich tellement je claque des dents dû au froid... Je reprends la route le plus vite possible. Le quitte enfin le bord du lac que je longeais pour faire un bout dans les montagnes. Ca fait du bien, les vallons me permettent d'échapper au vent durant les montées. Je le rencontre toutefois à chaque descente. Je dois alors pédaler pour profiter de la descente mais ce n'est pas une mauvaise choseÑ ca me garde au chaud... Je traverse quelques banlieues incroyablement riches... pour finalement me rendre à Villa La Augustura. Je passe la soirée dans une belle petite auberge pas chère, au sec, lavé, repu mais surtout crevé.
Je repars le lendemain, cette fois ci, la neige s'est transformée en pluie. Après à peine quelques kilomètres, je suis tout trampé. 110 km me sépare de San Martin de los Andes. Mon départ tardif du matin ne me permettera pas de m'y rendre en une journée... Après 10km, je dois bifurquer vers le nord sur la Routa de los siete lagos, supposément l'une des plus belles routes de l'amérique. Belle en paysage, surement... mais pas en qualité du pavé. En fait, c'est une route de terre, et ce matin ci, mouillée et bordée de neige. Je suis en train de faire l'une des plus belles routes de l'amérique et je ne vois absolument rien du paysage dû aux nuages qui couvrent le ciel... Le moral est quand même bon, je me dis que je serai au chaud pas trop tard le lendemain si je fais une bonne journée aujourd'hui. Mais entre temps, je suis trempé jusqu'aux os et il fait très froid... Évidemment, faisait trop longtemps que je n'avais pas eu de problème avec mon vélo... après 27 km, POW... mon pneu arrière éclate... Je dois donc me mettre sur le pouce... De deux choses l'une, ou bien je reviens sur mes pas, ou bien je vais vers San Martin de los Andes. Je laisse le sort décider, je me soumetterai au premier offrant... Les 5 première voitures ne ralentissent même pas, malgré que nos regards se croisent... Je suis seul sur la chaussé, sous la pluie, complètement trampé, je suis évidemment congelé ils ne ralentissent même pas... j'en reviens pas... Une sixième auto arrive, une minuscule peugot, j'ose a peine sortir mon pouce car je sais que mon vélo ne rentre pas dans la voiture... mais la voiture arrête quand même. Un couple d'israeliens, un avocat et une avocate, en vacance qui m'offrent de me ramener, moi, mes baggages et ma roue à Villa La Augustura. J'accepte leur offre et je cache mon vélo dans le bois. Nous nous entendons super bien, ils décident même de rester pour un verre que je leur offre à l'auberge où j'ai passé la nuit la veille. Je m'appercois aussi qu'un finlandais que j'avais rencontré à Bariloche s'est installé à l'auberge. De la compagnie pour la soirée, bonne nouvelle! Je passe le restant de la journée avec lui, je vais faire réparer ma roue, on se fait une grosse bouffe et je planifie prendre le bus du lendemain jusqu'à mon vélo pour ensuite continuer mon chemin vers SMLA.
Le lendemain, journée radieuse de printremps... qui l'aurait cru... ils annoncaient de la pluie pour une autre semaine... Je me rends à la staiton de bus où l'empolyé m'informe que le bus ne prend la route des 7 lacs car le chemin est trop mauvais... Je dois donc retourner à mon vélo sur le pouce... Je reviens à l'auberge et je pars avec mes 40kg d'équipement et ma roue sur mon dos... La chance me sourit... à peine 50 mètres de parcourus qu'un fille s'arrête et fini par venir me porter jusqu'à mon vélo. Elle n'est pas des plus sympathique, mais quelle générosité... Je peux donc reprendre la route, il est 12h30 et j'ai 90km à parcourir si je veux dormir à SMLA. Super belle journée de printemps, la vue est incroyable... si je n'avais pas eu la crevaison, je n'aurais jamais vu ce paysage... et je finis par arrivé à SMLA en fin de journée comme prévu au départ... a blessing in disguise qu'ils disent en anglais... J'arrive en ville en appréciant un merveilleux soleil couchant à 40km heure sur une pente descendante. Quelle chance...
Je me fais une grosse bouffe, je jase avec deux argentains super sympathique et je passr la journée du lendemain à me promener en ville, à réparer mon vélo et bien sur, à manger...
Départ demain pour Pucon. 180km dans les Andes... et ils annoncent de la pluie pour la prochaine semaine... pluie qui a déjà commencée à s'abattre sur la ville... J'espère qu'ils se sont trompés dans leur prévision...!

Bariloche

Départ par un après midi plutôt moche... Nuageux et pluvieux... Domage parce que les volcans au loins auraient fait des photos extraordinaires! Imaginez vous donc que les 20 premiers kilomètres ont été fait sur une piste cyclable!!! Une piste cyclable! Incroyable... quelle contraste incroyable avec la patagonie du sud... Je me rend au port où je prendrai mon premier traversier le lendemain. Je campe au pied du volcan Osorno, que je découvre seulement le lendemain matin, due aux épais nuages recouvrant le ciel...
Je me réveille sous un ciel bleu, partiellement nuageux. La traversé du Lago Los Santos est impressionnante... Sous un soleil chaud du printemps, sur un lac bleu marin, nous longeons deux énormes volcans: Osorno et Puntiagudo. La traversé est de deux heures et les gens sur le bateau font tous partis de tours organisé. La fille au comptoir des billets ne sait même pas le prix de la traversé pour un cycliste... c'est la première fois qu'elle en rencontre un! Rendu a Peulla, je prápare ma monture en sortant du bateau. J'imagine que les gens ont finalement compris la raison de ma tenu vestimentaire quand ils m'ont vu les dépasser avec mon vélo et mon équipement... Il est alors 13h. L'organisateur d'un des tours me dit que je n'arriverai surment pas à temps pour le deuxiéme traversier, prévu pour 17h à 27 km de Peulla (Puerto Blest) car les derniers 8 km sont une montée assez intense... c'était mal me connaître. Je ne prends pas le temps de diner et je file... La route est vraiment mauvaise mais il fait chaud et je suis décidé à me rendre à temps pour le deuxième traversier et ainsi me rendre à Bariloche un jour plus tôt que prévu. Il avait raison, la montée a été vraiment intense.... 700m sur 8km... mais je suis arrivé une heure d'avance pour le deuxième traversier. J'ai eu le temps de relaxer et de diner tranquille aux abords de l'incroyable couleur verte du Lago Frio entourée de la cordiliaire. Les gens du tour sont pas mal impressionné... un couple me demande même de prendre une photo avec eux... :) On traverse le Lac, j'ai priorité sur les autres à l'arrivé car je dois me rendre à 3km de là avant eux afin de prendre le dernier traversier, ce que je fais aisément, considérant la qualité de la route et sa pente descendante.
Nous arrivons au port de Llao-Llao à 19h30... il me reste encore un 27 km à parcourir pour me rendre à Bariloche. Je suis décidé à me rendre malgré le soleil qui disparait tranquillement à l'horizon. Je fais le trajet à moitié à la noirceur mais il y a des lampadaires longeant la route! Incoryable... Je longe une banlieu qui me semble extrêmement riche. Des petits magasins de produits fins et des maisons à faire baver même les nord-américains. J'arrive enfin à l'auberge Pudu que mon bon ami d'ushuaia Raul m'avait conseillé. Je m'installe dans cette superbe auberge oú je rencontre des gens super sympathiques. Je suis de retour en argentine... et j'en suis bien heureux.

dimanche 18 octobre 2009

Puerto Varas


Super première soirée à Puerto Varas... Nathalia et Renato sont hyper sympathique et me font vraiment sentir comme chez moi. Nathalia M'introduit à tout le monde au party et je m'y sens tout à fait à l'aise. Un asado nous attendait... Nous avons mangé comme des roi et nous sommes ensuite parti pour le centre ville de Puerto Varas ou nous avons continé à boire des Piscola (Pisco et Coke) jusqu'à 5h am... Nous revenons à l'appartement, Nathalia m'installe dans sa chambre ou j'ai un grand lit et une salle de bain privé à moi seul... Je mange un restant de Curanto (moules, saucisse, poulet, etc...) avec Renato et la journée se termine d'un long sommeil...




Le lendemain, je prepare des crêpes aux fruits et sauce au chocolat et j'accompagne ensuite Nathalia à une plage en banlieu de la ville ou elle doit aller pour le travail... Je découvre alors Puerto Varas, son lac et ses volcans... quelle ville extraordinaire... C'est vraiment une ville riche dans tout les sens du terme. Je vous laisse constater par les photos... Nous somme invités à manger un autre asado le soir même.... Nous partons ensuite pour un spectacle hommage a Queen... ensuite pour une bière tranquille au bar d'un ami a Nathalia et Renato. Finalement d'autres amis arrive... après les 5 autres shooter qui ont suivi, nous avons finalement décidé d'aller au bar d'en face prendre un dernier Piscola.... Nous avons fini la soirée a 5am à manger un gros burger dans un petit resto du coin... Super soirée! J'ai vraiment eu du plaisir... ca fait vraiment du bien rencontrer des gens aussi sympathique et généreux...
Le lendemain nous sommes allé faire de l'escalade dans le coin de Puerto Montt. Super journée... Au retour j'ai préparé un souper à la québécoise pour les remercier... Poutine, tourtière et tarte aux pommes....
Je repars demain pour San Carlos de Bariloche, triste de laisser mes nouveaux amis et cette si belle ville derière, mais la route m'appel... et je sais qu'une très belle route m'attend. Je vais pouvoir aller me reposer de ma fin de semaine de repos... :)
Ciao

vendredi 16 octobre 2009

Chiloe

J'ai finalement trouvé un magasin de vélo qui a du bon sans...!!! Évidemment, ca m'a couté quand même chère... mais j'ai maintenant un nouveau pneu, des chambres à air, des patchs et un rivet pour réparer ma chaine s'il elle brise encore... la joie!

Je suis donc parti de Puerto Montt à 14h par la transamericana (route 5)... Au début, je me sentais litérallement comme sur le bord de l'autoroute 20 dans le coin de Beloeil... mais quelques kilomètres plus tard, je suis entré en campagne et à partir de ce moment, je me sentais plutôt en estrie. C'était beaucoup mieux...! Le route est top... super belle asphalte, ce qui me permet de faire de la bonne distance et d'arrêter de trop m'inquiéter pour mon vélo. Je suis quand même parti trop tard de Puerto Montt pour me rendre directement à Ancud. Je me suis rendu sur l'île de Chiloé et j'ai campé dans la cours arrière d'un résident de Chacao, cute petit village sur le bord de la côte. Le lendemain matin, j'ai pris mon temps et j'ai complété les 30 km qui me séparait de Ancud. Je me suis installé au camping de la ville, situé en montagne avec une superbe vue sur le Pacifique. Dommage que la température était nuageuse... L'absence total de couch surfeurs et de touristes ont fait que je me suis pas mal emmerdé le restant de la journée, la ville étant pas mal ennuyante...
Le lendemain je partais pour Castro. Journée parfaite... malgré une brise de l'est, le ciel était complètement dénudé de nuage et le soleil frappait de plein fouet. Avec le volcan de Chaiten au loin à l'horizon, c'était une belle route.. J'ai parcouru les 90 km jusqu'à Castro assez rapidement, ce qui m'a permis de me trouver une belle auberge tranquille, de visiter la belle ville qu'est Castro et de me faire une bonne bouffe dans la cuisine de l'auberge. Le lendemain, je m'ennuyais de voir des gens... alors j'ai écrit à la couch surfeuse qui m'attendait seulement pour samedi à Puerto Varas et je lui ai demandé si ce serait possible pour moi d'arriver aujourd'hui, soit vendredi... avant même de recevoir une réponse, j'achetais mon billet de bus pour Puerto Varas... je ne voulais pas refaire la même route 2 fois, et je voulais arriver pour le weekend a Puerto Varas... alors le bus était ma meilleure option! Je me suis retrouvé à côté d'un homme avec qui j'ai eu une bonne discussion sur la religion en général. Je suis arrivé à Puerto Varas vers 20h, je vérifie mes courriels et constate que ma couch surfeuse, non seulement accepte de me recevoir la soirée même mais m'invite avec son coloc a un party...
suite sur l'autre blog... :)


lundi 12 octobre 2009

À Puerto Montt... par la force des choses...

Hola todos!

Hey oui, par la force des choses me voila a Puerto Montt... Je suis partis de Coyhaique par une superbe journée ensoleillée, après la termpête de neige de la veille... Mechand constraste... Une route asphaltée, entourée de montagnes, d'arbres et d'enstancia en pleine santée. J'ai passé ma journée en manche courte, à pédaler au travers de cette merveilleuse richesse verte qui m'entourait. Un gros 115 km et je fini par demandé refuge sur le terrain d'un fernier car les camping sont tous fermés...






Je me reveille le landemain et je me fais des crêpes chocolat-arachide en regardant le frimas matinal s'envoler sous le soleil chaud qui se levait entre les montagnes. Une deuxième superbe journée s'annoncait. La route était à moitié en terre par contre, ce qui m'a relativment ralenti. Vers 16h, je me trouvais devant une longue montée en montagne.... je ne pensais pas qu'elle était si longue... en plus au milieu, je me suis arrêté pour prendre de l'eau dans une rivière. Même pas 2 secondes après que je me suis dit qu'il ne faudrait que je tombe dedans, compte tenu que le temps se refroidissait avec l'altitude et l'heure tardive de la journée, plouf... je me retrouve les deux pieds dans l'eau jusqu'au genou... les nombreux sacres qui suivirent démontrèrent à quel point j'étais fier de moi... bref, après une bonne dizaine de kilomètres de montée, j'atteins finalement le sommet et la redescente fut très rapide. Un seul arrêt pour récuperer une de mes saccoches arrières qui s'est lancée dans l'artistique en décidant de completer un triple boucle piqué au tout début de ma descente... Je trouve refuge dans une maison abandonnée... comme d'habitude quoi...

Troisième journée plate... il y a de la construction et les routes sont affreuses... Après un long 70 km, j'atteins finalement La Junta et je campe sur un terrain d'un couple très sympatique qui tient des cabanas a louer.

Quatrième journée pire... je goute au deuxième élément qui rend la nature des montagnes si verte... la pluie... De la brume, des collines, rien a voir... un 80 km extrêmement plate... rien a dire... a part que ma saccoche arrière s'est relancée dans les fantaisie et a completé cette fois une tripple vrille... 9/10...

Cinquième et dernière journée... Je commence la journée avec une très longue montée de 1h30 de temps (mon cyclometre ne fonctionne plus depuis le debut de la pluie...) La pluie s'epaissit au fur et a mesure que je monte pour finalement se transformer en neige... Grosse tempete au sommet... la descente est très froide... et au beau milieu de cette descente, jusque quand je me suis dit que j'aurais rien a dire de palpitant dans mon prochain blog... PAF... mon pneu arrière explose... sous la pluie batante, je ne peux plus avancer... je me refugie sous ma bâche et je sors le pouce quand une auto passe... la premiere n'a pas de place pour moi mais la deuxieme si... Un couple d'argentain hyper sympatique me lift jusqu'a Chaiten, destination finale de cette étape. Nous arrivons dans une ville fantôme, com,plétement ravagée par l'éruption volcanique de 2008. Il ne semble n'y avoir plus une âme qui vivent... la lourdeur du silence est a couper le souffle... quelle tristesse... quelle desolation... des maisons complètement inondées de cendres... certaines emportées au large par les coulées de boues et de cendres... il n'y a pas d'internet, plus de téléphone, et même plus d'électricité dans le village... Les personnes que nous rencontrons nous mènent vers une auberge encore ouverte. Ces personnes dont nous pouvons sentir un amertume profonde dans leur rire, et une tristesse certaine dans leur sourire... Selon le dire de ces gens, confirmé par les multiples grafitis décorant les murs des maisons abandonnées, le gouvernement n'a rien fait pour les aider jusqu'à maintenant... ce qui attise la rage des citoyens et des ex-citoyens de cette pauvre ville. Quelle tristesse... une plage magnifique qui donne sur le pacifique et un parc national garni de si belles montagnes... un parc maintenant fermé, ravagé par la lave et les cendres... Le pouvoir destructeur de la nature... J'arrive une heure trop tard pour le traversier vers Puerto Montt. Je dois atteindre cette grande ville afin de trouver un magasin de velo. Je dois attendre a lundi matin... Je rencontre un couple de francais super sympathique. Ca fait passé la premiere soirée... Il pleut toujours le lendemain matin... et le lundi matin... Je m'emmerde... Je prend finalement le traversier lundi et me voila à Puerto Montt! Je répare mon vélo ce matin et je repars cette apres midi pour Ancud, sur l'ile de Chiloé.
Je vous réecrit bientôt! Je suis enfin de retour dans la civilisation!!!
Que los vaya bien!

lundi 5 octobre 2009

Quelle merde...


Hé oui... déjà un autre blog... Je suis cloué au sol à Coyaique pour la journée... La dernière neige d'octobre ici date de 1980...

J'en profite pour me reposer et continuer de me gaver!

:)