lundi 28 septembre 2009

mésaventure en montagne, la suite...

Apres 25 heures de bus en trois jours, je suis arrivé à Cochrane (Chili) vendredi dernier, toujours dans le but d'aller a Villa O'Higgins récupérer mon vélo et mon équipement (itinéraire: El Calafate, Rio Gallegos, Comodore, Los Antiguos, Chile Chico et finalement Cochrane). Arrivé a Cochrane, je me fais dire qu'il y a un bus le lendemain pour Villa O'Higgins et un dimanche. Le suivant va a jeudi. Je cours vers la station de bus pour réserver mon billet pour le lendemain et je me trouve une auberge. Cochrane est une bien plus petite ville que je pensais. Il n'y a rien a faire... absolument rien... Je vais sur internet et ensuite à la banque car il ne me reste presque plus de peso chilien, la seule banque du village... Malheur, le guichet n'accepte aucune de mes cartes et la banque est fermée jusqu'à lundi... il me reste a peine d'argent pour passer la fin de semaine... Je me dis que je retirerai de l'argent rendu a Villa O'Higgins... si banque il y a...
La soirée s'annonce vraiment plate... mon ipod n'a plus de batterie, ma camera presque plus... tous mes cables sont evidemment avec mon equipement avec mon vélo en montagne... mes livres de lectures aussi... Aucun restaurant ni magasin n'acceptent les cartes de crédits... Je croise ce qui me semble comme deux voyageuses sac-à-dos mais je ne leur parle pas... a quoi bon, je n'ai même pas d'argent pour m'acheter une bière... Je me prépare donc des pâtes avec mon brûleur dans ma chambre sans chauffage... et je continue ma lecture de ce livre minable que j'ai trouvé dans une auberge lors de mon passage a Chile Chico... Je projette d'aller sur internet le lendemain afin de vérifier si il y a une banque a Villa O'Higgins... je pris toute la nuit...
Négatif... je dois donc me faire rembourser mon billet pour Villa O'higgins faute de fonds pour subvenir a mes besoins rendu là bas... aller a la banque lorsqu'elle ouvrira lundi matin et partir pour Villa O'higgins le jeudi d'après... Je m'assoie seul sur un banc d'un parc en face de la banque, et j'ai juste le gout de brailler... 6 jours dans cette ville de merde, avec absoluement, mais absoluement rien a faire... quelle merde... Je tombe en déprime avant ca, c'est clair... elle est déjà commencé cette déprime d'ailleurs... Je suis seul sur un banc de parc dans une ville de merde et j'a absolument rien a faire... ca y est, c'est la déprime...
Je vois les deux backpackers de la veille passé au coin de la rue. Est-ce que je vais leur parler? Je suis trop déprimé... à puis merde, j'a rien de mieux a faire de toute manière... Je les aborde en espagnol, l'une me fait signe qu'elle ne parle qu'anglais. Parfait, c'est des touristes! Je leur pose quelques questions sur leur voyage, elles sont de très sympatiques australiennes. Quand je leurs explique ma situation, ca ne prend pas 5 minutes qu'elles m'offrent de me prêter les fonds afin que je puisse prendre le bus de 12h30... J'en reviens pas... On se connait a peine... je ne me sens pas très à l'aise... mais l'offre est alléchante... Elles me disent qu'à leurs auberge, ils y avaient deux personnes de Villa O'higgins qui pourraient me donner de l'information sur la facon dont je pourrais aller cherche mon velo. Il est 11h45, on se retourne pour partir aussitôt les rencontrer mais voilà qu'ils sont directement à coté de nous. Je leurs pose plein de question. Ils me disent qu'il y a un gars nommé Hans qui loue des bateaux. Ils me donnent même son numéro de téléphone. Je dis au fille que je vais aller téléphoner au gars pour savoir combien cette histoire de bateau me coutera et que j'irai les rejoindre à l'auberge si la location est abordable. Je cours vers le centre de téléphone et je tombe sur le chauffeur de bus qui m'a ammené à Cochrane de Chile Chico et avec qui j'avais jasé un peu la veille. Il appel pour moi, question d'efficacité verbale... Il me dit que louer un bateau avec Hans, c'est l'équivalent de 300$ de l'heure de navigation... Outch... hors de prix... J'explique ma situation au chauffeur, il me propose d'aller voir la gendarmerie chilienne de l'autre coté de la rue... ce que je fais aussitot... j'arrive, je leur explique ma situation en 3 minutes... le gendarme fait deux ou trois appel et m'explique que j'ai un autre problème... Voyez-vous, la frontière entre le Chili et l'Argentine se situe en plein milieu du Lac O'Higgins. Donc si je loue un bateau a Villa O'higgins (Chili), je ne peux pas traverser le lac pour aller récupérer mon vélo qui, lui, se trouve sur la rive argentaine... Je regarde le ciel: "Come on, donne moi un break, COME ON!". J'en reviens pas... Les deux seules solutions sont donc de louer un cheval a Villa O'Higgins, de traverser la frontière et d'aller chercher mon vélo par la montagne ou d'aller supplier les gendrames argentains afin que je puisse utiliser leur bateau pour aller cherche mon vélo... Je retourne voir les filles à l'auberge... elles sont aussi subjugées que moi... On s'entend tous sur le fait que je dois aller là-bas pour valider mes options. Elles me prête 300$, sur le champs... Il est 12h15. Quelle confience et quelle générosité... Mes deux anges que je les appelle... c'est kitsh, mais je ne trouve pas d'autres mots... Je les convaincs de leur laisser une photocopie de mon passeport et je prends leurs adresses courriels afin qu'on puisse transiger plus tard le montant dû. Je les remercie vivement et je pars a courrir jusqu'au bus... j'arrive à temps... je pars pour Villa O'Higgins...
5h30 plus tard, je suis dans ce mini village au bord du fameux lac. Je me prend une chambre dans une petite auberge et m'apprête a m'assoir pour manger. Je commence une conversation avec une client qui travaille a une table a coté. Je lui conte mon histoire, et mon intention d'aller voir les gendarmes argentains le lendemain matin. Elle me suggère d'aller voir les gendarmes chiliens ce soir, question d'avoir plus d'information... je suis bien d'accord... j'y vais sur le champs. Les gendarmes sont bien sympathiques. Un d'eux me dit que je pourrais demander la permission des gendarmes argentains pour traverser le lac, et qu'il connait même un gars qui pourrait aller avec moi cherche mon équipement en bateau... On traverse aussitôt la rue voir ce gars. Ce gars (je ne connais pas son nom) ressemble comme deux goute d'eau au gendarme qui m'accompagne... ca doit être des frères... c'est louche... Le gars me dit que ce serait possible de partir le lendemain matin... mais on doit aller voir le fameux Hans.... On part en auto, et on va à la rencontre de ce fameux Hans (3 coin de rue plus loin)... On jase, ils me disent que le $300 de l'heure est pour la grande barque, que ce serait possible d'y aller pour moins chère avec un zodiac. Ils discutent longuement... je vois bien qu'il se demande combien il sera possible de me charger pour que ca vaille la peine... je suis nerveux... Ils me reviennent avec une prix: enre $150 et $200, dépendement si c'est plus loin que prévu ou non... C'est dans mon budget... de toute facon, je ne suis pas vraiment en position pour négocier... On se donne rendez vous le lendemain a 8h30 en face de mon auberge... Je retourne manger et dormir... Serait-il possible que je revois mon vélo demain...?
8h15, je suis devant l'auberge et mon gars arrive. Nous partons pour la gendarmerie argentaine avec une bouteille de whisky afin d'obtenir leur autorisation. Sans même constater la bouteille, le gendarme argentain, en toute apparence sortant du lit, nous donne son accord sans broncher. Le gars lui donne la bouteille de whisky, apparament à contrecoeur... Nous partons alors pour le bateau. Je revoir ce fameux lac, et toute mon aventure repasse dans ma tête... j'espère que mon equipement et mon vélo sont toujours là...
Nous partons. Un ciel gris nous sépare du soleil printannier.... Le lac est houleux et donne du fil a retorde au zodiac au plancher de bois qui craque et à son moteur d'un tiers de force... Après deux heures, nous arrivons à la fameuse plage où est supposément située mon vélo... mais je ne reconnais pas la plage... ce n'est pas elle... on acoste vers le centre de la plage... je pars a courir vers le sud... pas de vélo... je ne reconnais pas ce lieu... mais c'est impossible, il faut que ce soit cette plage... je cours jusqu'a la péninsule, je la grimpe... c'est peut-ètre de l'autre coté de cette péninsule? Le gars viens me chercher en bateau... "Et puis, ou est-il ce vélo?". Je ne sais pas... je ne sais plus... il faut que ce soit cette plage! Nous repartons en bateau plus au sud encore... mais nous convenons que ca doit être cette plage... il y en a pas d'autre... Nous revenons au début de la plage à contre courant... les vagues sont immenses... je suis à genou au devant du zodiac, je me fais arroser de tout bord tout côté... je regarde le plancher du bateau et je sacre a voix haute... Quelle honte... dépender autant d'argent, de temps et d'effort pour retourner au bercail deux mois trop tôt après avoir perdu tout ce que je possédais... Quelle fin honteuse... j'en reviens pas... j'ai tellement honte...
Nous relongeons la plage... le gars non plus en reviens pas... il a l'air aussi décu que moi... Je lui demande d'accoster au nord de la plage, une dernière fois... Avant même que le bateau touche la plage, je saute hors bord et je cours vers le sud de la plage avec l'intention de parcourir au grand complet... ma course est éventuellement coupé par une petite rivière que je ne peux pas traverser... je reconnais cette rivière... elle m'avait barré le chemin de la même facon une semaine plus tot... il faut que ce soit elle... Je reviens vers le bateau et je demande au gars d'accoster de l'autre côté de la petite rivière... il accepte sans broncher, malgré le vent qui se lève et le froid qui s'installe... On réaccoste encore une fois... je saute du bateau, je me dirige vers un arbre qui me semble familier et j'appercois mon vélo et tout mon équipement, exactement comme je les avais laissé une semaine plus tôt. Je cris de joie: "Yahhooo!", "Yesssss", "whoohooo"!!! Je reviens et je fais signe au gars que je l'ai trouvé. Il affiche un honnête sourir satisfait. Je reviens avec tout mon équipement et je lui dit: "je savais bien que mon équipement était là". Il me répond d'un rire franc. Nous repartons aussitôt pour le port. Les 2h30 de bateau qui ont suivi ont été longues... il faisait tellement froid... nous étions complètement trampés et le vent percait nos os... mais j'avais mon vélo et mon équipement... rien ne pouvais m'empêcher de sourir...
Je reveins à l'auberge, je m'achète une bonne bière, je recharge tout mes trucs, j'écoute enfin de la musique... cette douce musique qui me manquait tant... je mange un bon souper en lisant mon livre qui m'a autant manqué, je prends une douche chaude et je pars dormir avec un large interminable sourrir...
Faute de fonds pour subvenir au cout des 5 jours de vélo qui me sépare de Cochrane, je prends le bus pour cette foutu ville le lendemain matin. Me voici donc à Cochrane, avec tout ce qu'il faut pour continuer mon voyage...
Demain, l'aventure continue... Cette fois, fini les conneries. Je suis ici pour faire du vélo!

A+!

mardi 22 septembre 2009

Mesaventure en montagne....

Hey oui, je suis de retour a El Calafate... apres 8 jours sur la route... je vous explique... attachez votre tuque...
Depart de El Calafate difficile... j'étais bien ici. Du bon monde, de la bonne bouffe, une super auberge pas chère... Une belle journée de vacance qui a passé trop vite a planifier mes prochains jours de route. Cependant, je suis parti avec le vent dans le dos et plein de beau souvenirde cette belle ville. Apres avoir failli faire un detour par l'aeroport afin de revenir prendre une bière avec vous, j'ai finalement parcourru un 100km sans trop de problème. J'allais faire face a plusieurs decisions sur la route. Je vous explique.
Je devais me rendre a Villa O'Higgins, au Chili mais le traversier entre cette ville et la cote au Nord de El Chalten (Candelario Mansilla) est bien evidemment fermé pour l'hiver. Première décision, est-ce que je vais vérifier a El Chalten s'il n'y a pas un moyen de traverser le Lac mème en hiver? J'hésite pendant une heure a l'intersection de la route pour aller à El Chalten... Je décide d'y aller, mais le vent est tellement fort qu'il me convainc de le suivre vers Tres Lagos, ou je devais prendre ma deuxième décision. Vais-je par la route nationale 31 afin de contourner le Lac a pied avec mon velo et mon équipement (40 Kilo) comme l'a fait Fred (ami de Nick Sylvestre) et sa copine en 2003? Troisième option, aller par la route 40 en Argentine vers Perito Moreno et couper vers la caratera australe au Chili par après. Pour vous dire bien franchement, j'en ai plein le cul de la pampa argentaine et de son foutu vent de fou. De plus, un polonais de l;auberge a El Calafate m'a dit qu'il n'y avait presque pas d'eau sur la route, et encore moins de villages pour pouvoir s'abreuver... 5 jours avec 4litres d'eau seulement, c'est pas facile... Ma désicion était pas mal prise... mais je demanda à la gendarmerie de Tres Lagos ce qu'ils en pensaient. Ils m'ont dit que ce n'etait vraiment pas une bonne idée, que ca allait me pendre 10 jours... 10 jours? Je les crois évidemment pas, je pars quand meme... Apres avoir campé sur le terrain d'un sympathique couple qui travaille à la station service, je pars sur la route 31 vers Lago San Martin.
De 7h à 11h, la route va bien: pas trop de vent et un beau soleil. Mais à 11h, le vent, comme à son habitude en patagonie, fait son apparition... À 14h, c'est insupportable... je dois marcher a coté de mon vélo, je ne peux plus avancer a cause du vent... Il me fait littérallement sortir de mes gonds... Je quitte la route vers une estancia (ranch) afin d'y passer la nuit... Vent de coté, je ne réussi même pas a tenir la route... mon rack avant brise... je n'ai plus d'eau... J'ai mal à la gorge... L'estancia est abandonnée... il n'y a que des cadavres de chèvres et de vaches mais il y a de l'eau et un endroit à l'abris du vent. Je répare mon vélo, je mange et je dors... Je prvois partir le lendemain a 4h du matin afin de parcourir le plus de distance avant que le vent se lève.
Mais le vent ne cessa pas... il continua de souffler jusqu'au lendemain... j'hétire donc ma nuit de quelques heures afin de ne pas agraver le rhume qui rode à l'horizon et je pars à 8h. Vent de face, la musique me calme un peu... je réussi a me rendre à la Estancia La Federica. Un nouveau paysage s'ouvre a moi. Un grand Lac turquoise m'acceuille entouré de la fameuse cordilliaire des andes... fini la pampa argentaine!!!
Un monsieur, super sympathique m'acceuil avec du thé et du bon pain frais. Je goute enfin à l'hospitalité des fermiers patagoniens. Il me dit que si j'arrive à passer la Rio Fossil, normalement intraversable a pied, j'aurais alors la voie libre pour O'Higgins. Il me recommande de demander aux gens de la prochaine estancia s'ils peuvent m'aider. Il est 14h, je parcours les 15 autres km avec le sourrire aux lèvres...

La personne à la estancia Siera Nevada (plus ou moins sympathique) me confirme que le niveau de la rivière est basse, et qu'il est possible de la traverser à pied. Je campe dans leur ancienne écurie et je pars le lendemain première heure!
Belle journée en perspective, la traversé de la rivière est plutôt froide mais sans trop de douleur au pied grace a mes Crocs (merci Nic!). Après avoir eu la chance de traverser qualques autres petites rivières avec un tracteur, gracieusité d'un fermier qui passait par là, je dois alors planifier comment je vais transporter mes 40 kilo d'equipement ainsi que mon vélo...
Impossible de traverser les périeuses falaises avec tout en même temps, je dois faire un voyage avec mon équipement et un voyage avec mon vélo à l'épaule. Je parcours une certaine distance quand même durant la journée et quand j'arrive à la première péninsule que j'appercevais depuis le début de la journée, je me dit que j'appercevrai surment Villa O'Higgins au loin et je pourrai calculer à vue la distance qui me sépare de mon but. À mon grand désarois, ce que j'appercois me subjuge... Une longue lignée de montagnes aux cimes enneigées longe le Lac jusqu'à une autre péninsule beaucoup plus loin... Je me dis que O'Higgins sera surement de l'autre côté de cette autre péninsule... Il est 17h, je dois continuer ma route... pas de temps a perdre... et si j'avais su...
Je passe la nuit à l'abris du vent. Le lendemain, je quitte les fallaises pour un terrain en pente douce vers le Lac. Je charge mon vélo afin de pouvoir pédaler sur ces plaines qui me s'emblent plutôt conviviales. Je prévois faire de la bonne distance en pédalant ainsi... cependant, 30 secondes apres être décollé, je m'apercois que j'ai une crevaison... pas surprenant considérant que la végetation ici est principalement des arbustres à épines très fines... ca te mange les molais à longueur de journée... et tout les arbustres au sol sont munis de telles armures. Je cherche ma cravaison mais je ne la trouve pas... je regonfle mon pneu et je repars que pour m'apercevoir que les plaines sont en fait transpercées de crevasses, dont certaines atteignant une dizaine de mètres... C'est presque impossible de pousser mon vélo et tout mon équipement vers le haut de ces crevasses... les roches les formant s'éffritant sous mes pieds à tout les fois que je tente une enjambée plus ou moins en puissance. Je pers alors beaucoup de temps, et énormément d'énergie... et que dire de ces foutus arbustres... qui me ronge les molais entre chaque crevasse... et mes foutus pédales de vélo, qui ne sont jamais placées à la bonne place et qui contribuent à la déterioration de mes jambes déjà ensanglantées... Passé ces crevasses, il est déjà midi. Mes deux pneus étant maintenant complètement à plat, je dois arrêter pour reprendre des forces et réparer mon vélo. Après un bon pâté à la viande en canne avec des biscottes et de la mayo, je pose trois patch sur mon pneu arrières et deux sur mon pneu avant... ces arbustres font vraiment la peau à mes tubes... Je repars sur des terres certes sans cravasse mais humide... tellement humide qu'elles m'empêchent d'avancer proprement... je pers patience et je commence a avoir les pieds mouillés... ces terres humides hivernales (plaines innondées?) me mettent vraiment en colère... ce qui me lèvent encore plus le coeur c'est ces centaines de bouses de vaches ainsi que ces cadavres de vaches et de chèvres qui trainent partout... plus je veux aller vite, plus je m'enfonce... j'en ai jusqu'au cheville... mes plaies sur mes molais trempent dansces eaux brunes dégueulasses... c'est dégoutant... je quitte enfin ces plaines mais alors pour des mini forêts d'arbustres armés jusqu'au dents. Il y a des miliers de santiers créés par les animaux de la estancia abandonnée du coin (la seule à des km à la ronde d'ailleurs...) dont la plupart mènent nulle part et te pousse à rebrousser chemin... ce qui me fàche et me pousse desfois a traverser directement certains de ses arbustres, me rongeant les molais au sang... quelle merde... mais qu'est-ce que je fais ici...? Encore une crevaison... je dois changer la trippe de mon pneu fraichement enrobé de boue merdeuse et de restant de cadavres bovins... Je m'encourage en me disant que la deuxème péninsule approche et qu'une belle auberge et une bonne bouffe m'attend de l'autre coté... Je campe, je me fais une bonne bouffe... et si j'avais su...
Après une nuit de pluie et de vent, je lève le camp. Je décide de faire comme la première journée et de séparer mes voyages en deux. Mon vélo a trop souffert la veille... et moi aussi... Je reprends la route, avec un pneu encore flat. J'avance a bon train et je traverse la dernière petite colline me séparant de mon but et j'appercois... une autre chaine de montagne et au moins encore deux autres journées de dure labeur... la côte est tellement loin encore... Je tombe a genou... je n'ai presque plus de bouffe... Je suis fatigué... Je suis au milieu de nul part... seul...
Je reprends mes esprits et mon côté rationnel reprend le dessus. Je décide de redescendre à la plage, de laisser l'équipement sur le bord de l'eau et de partir avec le strict nécessaire pour camper, manger et rester au chaud. Direction O'Higgins.
Je repars vers ma destination, je traverse de peine et de misère une rivière en marchant sur un tronc d'arbre ayant succombé à la sécheresse des lieux, je grimpe... mais il n'y a pas de santier nul part... plus je rentre dans cette forêt morte, épaisse, habitée par des roches enrobées de lichens les rendant dangereusement glissantes, entourées de ces arbustres épineux mais cette fois atteignant des hauteurs de 1 à 3 mètres de hauteurs... J'essaie de me frayer un chemin... mais je glisse constament sur les roches... je tente d'escalader certain rocher mais les roches les constituants me brisent dans les main... je tombe dans des arbustres qui m'ensevelissent par dessus tête... une fois, je me sentis mème comme dans une toile d'araignée... Je remonte vers le haut de la montagne, je sors enfin de cette foutu forêt. Le haut de la montagne n'est pas bien mieux... son sol se constitue de miliers de pierres grosses comme des balles de baseball roulant sous mes pieds, me menacant de foulures et même de fractures d'une cheville ou s'un genou... Je ne vois gère la fin de cette forêt... il se fait tard... je suis au milieu de nuille part... seul... ayant presque plus de bouffe... et personne à des kilomètres à la ronde... je commence sérieusement à m'inquiéter... non plus pour mon voyage mais pour la possibilité de me sotir de cette situation les deux pieds devant... ou pire, de devenir un de ces dizaines de squelettes dont j'ai croisé sur ma route depuis le début de ce périple...
Deux solutions s'ouvrent à moi. Je retourne sur mes pas et je reviens vers les estancia habitées au bord du Lac San Martin? Mais alors, j'ai plus de moyen de transport... comment vais-je revenir à la civilisation? Ou je continue vers O'Higgins, ou il y a auberges, téléphone, internet et bouffe... et probablement de l'aide pour revenir chercher mon vélo...
Je n'ai pas le choix vraiment... je dois retourné sur mes pas... tant pis pour mes plans de voyages, je dois sauver ma peau... Je recroise mon vélo, je prends une ou deux pieces de linges en extra et je commence a revenir sur mes pas... Le soleil tombe, je dois trouver de l'eau camper... je dois me protéger du vent.... Je traverse quelques mini forêts de ces arbustres épineux et l'une d'entre elles perce mon bidon d'eau de 4L... Je lève les yeux vers le ciel: "tu veux vraiment ma peau..."
En renversant mon bidon à l'envers, je réussi a arrêter la fuite et a avoie assez d'eau pour me faire un riz au thon.... après ce souper, il me reste alors une pomme, une tasse de riz et une canne de thon. Demain, je dois marcher, sans arrêter... ce que je fis, pendant 12 heures, avec mon sac à dos ainsi que ma tente, mon slipping et ma saccoche avec mon équipement de cuisine en bendouillère... et mes foutus souliers de marches de merde... 12 heures m'arrêtant seulement pour manger ma pomme à 11h, enlever mon menteau et ma tuque à 14h et manger ma dernière canne de thon à 16h30. Je réussi à sortir des montagnes vers 17h30... Je dois alors marcher jusqu'à l'estancia m'ayant héberger lors de ma 4ième nuit de cette étape, parcours que j'avais fais au tout début à vélo et en tracteur.
La traversé des rivières est douloureuse, j'ai omis de remener avec moi mes Crocs... Les roches,quoi que ronde, réussissent à faire souffrir mes pieds meurtries par l'humidité et par l'interminable marche. La froideur de l'eau, après coup, leur fait grandement du bien!
J'arrive à la noirceur à la estancia... les deux employés s'apprêtaient à manger et m'invitent à table... je dévore le délicieux ragout de beuf qu'ils m'offrent. Ils se montrent très gentils et m'offrent mème de me rammener à Tres Lagos pour 100 piesos (30$) le landemain... enfin c'est ce que je croyais...
Un des deux employés me ramène à Tres Lagos. Je lui donne mon 100 piesos et il me regarde et dit: "non, non, on avait dit 1600 pesos...". Je suis subjugé... c'est genre 400$... ce que je n'a pas... il me demande combien j'ai... je savais qu'il savait que j'avais de l'argent US avec moi et plus que 100 pesos en ma possession... je lui dit que ca n'a pas de sens de me demander ce prix... il me dit qu'il a perdu une demi journée de travail et qu'il doit payer pour le gaz et que la route est super mauvaise pour le camion... je fini par lui donner 10$ US et 200 pesos... total d'environ 60$ canadien pour un lift de 2h... bon... ca aurait pu etre pire...
La gendarmerie me confirme qu'il n'y a aucun bus qui part de cette ville. Je dois retourner vers El Calafate pour pouvoir prendre un bus... Je me réfugie alors à la station service du village ou le couple sympathique m'offre le diner et me trouve même un lift pour El Calafate, un client de la station qui se dirigait par là.
Et me revoici à El Calafate, sans bicyclette et le 3/4 de mon équipement.
Pour me rendre à Villa O'higgins, d'où, j'espere, il sera plus simple de récupérer mon vélo, il me faut prendre un bus vers Rio Gallegos, à 4h au sud ouest d'ici afin de remonter vers le Chili vers Coyhaique pour ensuite redescendre vers O'Higgins... il n'y a pas d'autres chemins possibles...
Je pars dans quelques heures... a 3h am... je veux arriver à mon vélo le plus tôt possible... ma plus grande peur? D'arriver où j'ai laissé mon vélo et qu'il ne soit plus là, les deux bozos de la estancia l'aillant ramener avant moi...
L'aventure se continuera alors en bus... pour les prochains jours...
Je viens d'engloutir 3 gros burgers, une grosse patate au four et 2 palettes de chocolat... je suis a peine plein... je dois aller dormir un peu...

Et l'aventure continue...
Got to go...
:)




samedi 12 septembre 2009

Première défaite contre le vent... et El Perito Moreno.

Je suis finalement parti mercredi matin (9 sept) pour El Calafate. Je me suis dit que j'allais coucher à la frontière argentaine comme je l'ai fait a San Sebastian, espérant avoir une acceuil aussi chaleureux et une salle d'attente pour passer la nuit. Les 70 km me separant de la frontière ont bien été. Léger vent de coté (ouest en est) comme toujours, gros soleil, il faisait chaud! La frontière argentaine était beaucoup moins grosse que celle de San Sébastian mais le garde tout aussi sympathique. Il m'a offert le vieux poste de garde adandonné comme abris pour la nuit... Il m'a demandé si j'avais peur des fantômes... J'a compris pourquoi durant la nuit. Le building est en décrépitude, des trous dans les fenètres, des armoires a moitiés arrachées, des trous dans le plafond... Le vent soufflait fort durant le nuit, c'est probablement ca qui faisait grincer et claquer des portes... ou peut-être le chat qui a commencé à miaulé bizarrement à 1h30am... C'était freak comme place... vraiment freak... je n'as pas bien dormi...

Deuxième journée, direction est! J'attendais impatiament le vent de l'ouest me donner des bonnes poussés dans le dos... vent qui n'est jamais arrivé si ce n'est qu'autour de mon 72ième km... directement de ... l'est... J'étais tellement fâché... La seule journée ou j'espérais avoir un bon vent de l'ouest... et le vent soufflait de plus en plus fort...
Bizarrement, une tempête se levait à l'ouest et se dirigeait vers moi... Un vent de l'ouest en hauteur m'apportant une tempête de l'ouest et un vent au sol de l'est, me faisant payer chère chaqu'un de mes km... J'étais supposé croiser la route 5 au 92ième km... Au 98ième km, je commencais a me poser de sérieuse question... C'est là que j'ai littéralement péter ma coche... J'hurlais contre le vent... je sacrais contre la Patagonie... Il n'y avait rien autour... Pas d'eau, pas d'abris contre le vent... pas de ferme ou me réfugier... aboslument rien... Je me suis donc avouer vaincu... et j'ai arrêté la première voiture qui me dépassa. Le monsieur m'informa qu'il me restait encore 15 km pour atteindre la route 5. Contre ce vent, je me mettais en 3ième vitesse et je me donnais a fond, et je faisais du 6km/h... J'étais épuisé, j'avais faim, j'avais soif... j'étais vaincu. Nowhere to go, nowhere to hide... Le monsieur a gentiment accepté de m'emmener à la route 5, sur laquelle il y avait un building pour les gens de la construction, ou j'ai passé la nuit. Je commence à être pas mal écoeurer de la Patagonie et de son foutu vent de merde...
Le lendemain, le vent était bien sur revenu à la normale, directement du nord-ouest et pour faire changement, dans ma face... . Très dures premiers 35 km... mais je me suis plugger sur mon ipod, et la musique me transporta... vivement la musique... ca m'a fait tellement du bien! Au bout du 35ième km, une longue descente de 15 km m'attendais... c'était jouissif... je gueulais sur mon vélo "wwwhhhaaaoooouu", "yahhhooo" tout le long, roulant sans pédaler à 40km/h... Je sentais le soleil se réchauffer au fur et à mesure que je descendais... c'étais magique! J'ai diné au bord de la route et j'ai réalisé que j'allais être à El Calafate la soirée même! Enfin, jusqu'à temps que le vent de relève... et comment... Les 15 derniers km m'ont pris 2h30... Le vent était complètement fou... voir le vidéo ci bas... c'était mongol... mais j'atteins El Calafate et me trouva aussitôt une auberge. Ca s'adonne que mes hôtes d'Ushuaia, Raul et Eva étaient en ville! Je leur ais écrit un mail pour qu'on se donne un rendez vous après le souper. Je vais souper et qui je ne vois pas dans le resto? Raul et Eva... Alors on a tous manger ensemble. Buffet à volonté de viande et de salade, résultat: 7 saucisses, deux steaks, une poitrine de poulet, deux salades... et honnêtement, j'aurais pu encore manger... pour la première fois depuis le début de mon voyage, j'étais complètement rassasié...!
Aujourd'hui, le Glacier Perito Moreno. Incoryable. Journée ensoleillé parfaite en bonne compagnie: deux autraliennes et une allemande tous super sympathique. Je vous laisse sur ces photos. Prochaine destination: El Chalten, environ 250km. Je pars demain ou lundi, dépendamment de la température et de mon humeur...
Encore un gros merci a tous ceus qui m'écrivent des petits ou grands mots. Vos mots me touchent beaucoup et sont la principale source de persévérance... Merci!!!

mardi 8 septembre 2009

Un glaciers, des avalanches, les Tours de la souffrance, et une belle rencontre...

Départ de l'auberge tôt samedi matin... J'ai fait la marche d'approche vers le premier camping (Grande Paine) sous un soleil plombant, et devant moi, la cordiliaire de Torres del Paine (Tours de la souffrance) et ses lagons bleus et verts. Un cordilliaire distincte et beaucoup plus jeune que la cordilliaire des andes. Après 5 heures de marche avec mon pack sac (de 28 kilos..!) j'arrivai enfin. Il y a deux personnes sur le site, ils m'ont l'air sympatique mais je n'ai pas eu le temps de leur jasé beaucoup.
Départ le lendemain tôt pour le Glacier Grey. Belle longue rando en forêt (les premiers arbres dignes de ce nom depuis Punta Arenas) de 3h et demi. Le glacier sous un ciel parfait, pas de nuage, pas de vent (!?) et un soleil super chaud. J'ai diner en face de se glacier dont une partie date de plusieurs milliers d'années. Mon premier glacier... le bleu du glacier sur le vert du lagon... c'était incrotable! Avec mes deux nouveaux amis, elle d'australie et lui d'autriche, super sympathique, on a jasé tout le long du retour.
Après 7 heures de marches, j'ai du repackter mes baggages et partir vers le deuxième campemant, Campo italiano, à deux heures de marche.
Je suis arrivé à la noirceur... et une nuit sans lune, c'est noir en cr... Une chance qu'un campeur avait sa lampe allumée, sinon j'aurais jamais trouvé!

Durant la nuit, il y avait des tremblements de terres aux 30 minutes je crois... j'ai découvert le lendemain que c'était, en fait, des avalanches provenant du Glacier del francès, ma visite du lendemain!

Je me suis levé fatigué. Apres une heure de marche vers le premier glacier (fancès), j'ai décidé de ne pas aller voir le deuxième plus loin... et de me contenter de lui. Rarement je prends ce genre de décision, mais là, le chemin était glissant, j'avais des souliers de merde, il faisait quand même froid et... ca ne me tentait pas d'aller plus loin! Content de ma décision, je me suis assis et j'ai contemplé les avalanches provenant du glacier situé dans la montagne.

Je suis revenu et je suis parti avec mon équipement vers le dernier campement. C'était un 6 heures de marche avec mon équipement... en fait, j'ai réalisé à mi chemin que ce trajet était mon itinéraire du lendemain... j'a donc fait deux journées en une... mais en fait, une chance... car au milieu de ces 6 heures de marches, je tourne le coin et je la vois... Elle me regardait directement dans les yeux... j'ai figé... vais-je l'effrayer si je bouge? Je dois la prendre en photo, sinon personne me croira... Je laisse tomber mon bâton de marche et je me dirige vers elle tranquillement. Je ne veux pas l'effrayer... ni la provoquer... Elle se dirige vers moi... élégante, puissante... J'ai le temps de prendre quelques photos et un video d'un des 25 fameux Puma du parc de Torres del Paine...
De toute ma vie, c'est la première fois que j'appecois un tel félin de mes propres yeux. C'est très impressionnant... elle continue vers moi et s'approche et montre ses dents... Reflexe de ninja, je casse mon bâton en deux pour en faire des ninchaku, et je cris "wwhhooaaa" en prenant la pause du tigre... surprise, elle repars la queue entre les jambe... il en a fallu de peu....
Ben non... en fait, elle s'est approché et je lui ai offert un maté. On a discuté tranquillement.
Puma: "Avec tes lunettes de soleil, tu m'as l'air d'une Rock Star..."
Moi: " Pas vraiment... je joue de la basse et de la guitare... sans plus"
Puma: "J'ai toujours voulu être une rock star, mais avec mes griffes, je brise toujours mes cordes..."
Moi: "Je connais un gars qui a le même problème (JFC), il brisait au moins 5 cordes par show dans le temps..."
Puma: "Tu lui diras de passer me voir s'il est dans le coin, on va bien s'entendre entre personne qui ont souffert pour la musique..."
Tout cette conversation en espagnol bien sûr...

Bon, en fait la vrai histoire est un peu moins intéressante... Le Puma a continué son chemin comme si de rien était. Faut dire que je ne sentais pas vraiment la chair fraîche... troisième jour sans se laver, ca parait... Mais quelle chance que j'ai eu... je suis bénis!

Cette rancontre m'a donné un peu d'énergie mais les 2h et demi suivante ont été très longue... Je suis arrivé au camping complètement brulé après 10 heures de marche, dont 6 avec tout mon équipement... Personne au camping... soirée bien ordinaire. Et durant la nuit, le vent se leva...

Je partis à 6h45 pour une randonné de 4h vers las Torres del Paine. Aller-retour, 8 heures, 2 heures de plus pour me rendre à l'entrée du parc pour prendre le bus, celui-ci prévu à 16h. Pas assez de temps, je dois faire plus vite... j'ai accéléré le pas et j'ai finalement fait la rando en 5h15... Faut dire que le vent me projettait vers le haut... j'avais le vent dans le dos lors de ma monté. Il y avait des bourrasques à me faire littéralement perdre l'équilibre... des vents d'au minimum 100km/h... au minimum... c'était hallucinant! Et que dire de las Torres... C'était immense... imposant, magnifique... Les trois grande tours de la souffrance surplombant un lagon vert... De toute beauté! La neige et le vent m'ont obligé à écourter mon passage au pieds de ces trois tours mais je devais redescendre pour mon bus de toute facon. Je suis donc arrivé 1h d'avance pour mon bus, me laissant assez de temps pour manger, m'étirer, écouter un peu de musique et relaxer.

De retour à l'auberge, les deux hôtes m'ont acceuilli les bras ouverts et m'ont même offert une bière gratuite pour célébrer ma rencontre avec le Puma! Encore une fois, de biens bonnes personnes...!
Encore un vent de fou ici aujourd'hui... Je vais aller voir si un départ pout El Calafate est envisageable.... Je partirai peut-etre cette apres midi pour un autre 280km de vélo!
Encore un gros merci pour vos mots, ils sont tous tres apprécié!
Salutations!

jeudi 3 septembre 2009

Puerto Natales!

Après une super fête samedi soir, un diner typiquement chilien dimanche midi (Parillada ou Curanto: steak, saucisse, poulet, fruits de mer, salades, etc, etc...), après un souper au King Crab (Centolla), apres une presentation a des élèves d'université sur mon voyage... Je repris la route. Un 250km me séparait de Puerto Natales.


Après avoir fait mes préparatifs le matin, j'ai quitté la ville vers 11h. Le soleil brillait et il faisait chaud! Mais ici, un soleil si brillant n'est jamais de bonne augure... car s'il y a le soleil, il y a le vent.... et vent il y avait en cette première journée de cette deuxième étape... Au début dans le dos, je faisais du 28km/h. Je me voyais déjà à Puerto Natales le lendamain pour le lunch... mais rapidement, le vent tourna, et ce pour le restant de la journée... Je l'ai eu de coté et diagonalement en face. Au milieu de la journée, bien qu'ensoleillée, la journée était plutôt sombre. Des plaines, des moutons et du vent... et du vent... et toujours ce putain de vent... Mon 75km était inespéré... Je me suis trouvé un petit nid à l'abris du vent et j'y ai passé la nuit.

Les matins sont l'idéal pour rouler car le vent fait souvent la grace matiné ici... mais il se réveille vite dès 10h... et détruit tout les espérérances que tu as pu te faire durant la matinée... de plus, une douleur au genou gauche est apparue... et mon rack arrière a encore brisé. Après avoir diné et réparé mon vélo, j'ai repris la route. Les premiers km furent avec le vent de dos! Ca m'a redonné un peu de confiance mais pas après seulement quelques km de jouissance totale (je n'exagère honnètement presque pas...), la route tourna vers le nord-est et s'en était fini de mon sourire aux lèvres... Des nuages gris au loin m'annonca une pluie imminente. Je me suis décidé à aller cogner a une porte d'une Estancia (Ranch) pour demander si je pouvais camper sur leur terrain. Je croisa alors un poste de police et je me suis informé s'ils ne connaissaient pas une place ou je pouvais passer la nuit. Il m'a pointé un vieille grange de l'autre côté de la rue. C'était parfait... À l'abris du vent, à l'abris de la pluie, je me suis fait un énorme riz aux légumes (bon, carrotes et bouillon de poulet...), et saucisses. Succulent. Chocolat pour dessert. J'ai bien dormi.

Il me restait encore un 102km pour Puerto Natales. Quand je me suis réveillé, le ciel était couvert... pas de vent... il était 7h15... pas de temps à perdre... lets go...

Les premiers 39km ont super bien été malgré la douleur au genou qui persiste. Le soleil est alors sorti... ce qui a reveillé le vent... il était presque 11h. Je me suis alors arrêté pour diner dans une genre d'arrêt d'autobus en tolle, à l'abris du vent... J'ai repris la route, vent de face, tête basse... Après une dure montée, j'appercus les montagnes au loin... et une longue plaine me séparant d'eux. Je savais que Puerto Natales se trouvait au pied de ces montagnes... et soudain le ciel de couvra, et le vent tomba... J'avais parcouru alors 55km... il me restait 47km... Une longue descente d'une dizaine de km m'attendait... L'idée de dormir dans un beau lit confortable le soir même m'effleura... J'ai alors décidé d'y aller km par km... voyons voir... mais au fond de moi, l'idée était fait... quand il ne me resta que 20 km, j'ai croisé deux cyclistes de route, ils m'ont salué rapidement.... Ils m'ont rejoind sur leur chemin du retour et ils m'ont escorté jusqu'au centre ville... Les petits maudits, ils me faisaient rouler à 20-25 km/h! Mais cette aide était inespérée, avant de les rencontrer, j'arrêtais à tous les 2-3 km pour me reposer. Les derniers 15km avec eux ont passé très vite!

Me voilà donc à Puerto Natales, ville entourée de montagnes majestueuses... Le paysage est débile... c'est tellement beau! Je me suis trouvé une belle auberge de jeunesse avec deux hôtes super sympathique. Malheureusement, je suis pas mal le seul touriste dans la ville... Alors il se peut très bien que j'aille seul faire le trek de Torres del Paine... Moi qui espérait me joindre a un groupe... Je pars demain matin en bus pour faire le trek, je reviens donc dans 5 ou 6 jours avec, fort probablement, d'autres photos spectaculaires!

Je vais vous dire honnetement, mon voyage est beaucoup plus difficile que je le croyais... Principalement à cause de la température.... Il fait froid... aussitôt que le soleil disparait, c'est hallucinant combien la température tombe vite... et le vent... ce foutu vent... Hier après midi, je me suis sérieusement posé la question : mais qu'est-ce que je fais ici... mais on dirait qu'a tout les fois que j'arrive à destination, je me sens tellement bien... ou bien comme cette après midi, quand j'ai vu les montagnes enneigées apparaitre après une dure montée... Pour l'instant, c'est surtout la temperature que je trouve difficile... J'arrête de pedaler a 16h30-17h, je monte le camp, je me fais à bouffer, je mange dans mon sleeping, dans ma tente, et je me couche, vaisselle faite, vers 19h30-20h. Je m'endors presque aussitôt et je me réveille à 5h30 -6h à cause que j'ai froid. Je déjeune alors pour me réchauffer et je dors une autre heure. Je commence à défaire le camps vers 7h30am, je recommence à pédaler... Durant la journée, j'arrête presque jamais plus que 5 a 10 minutes sinon je prends froid. Alors j'arrête souvent, mais pas longtemps... C'est ma routine des journées de route.... Disons que mes arrêts dans les villes sont toujours les bienvenus... J'ai hâte d'être plus au nord... là oú il fait chaud, oú il y a des arbres, et moins de vent...

Merci à tous ceux qui m'écrivent des petits mots sur ce blog. Chacun de ces mots sont très appréciés!!!

Sur ce, à très bientôt...