jeudi 29 octobre 2009

San Martin - Pucon

C'est fou comment on oublie vite... J'étais content de revenir en argentine mais j'avais oublié l'élément naturel prédominant de ce pays... le vent...

Je suis parti de San Martin de Los Andes un matin nuageux. Les hôtes m'avaient avertis qu'ils annoncaient une autre semaine de pluie... mais puisque j'avais rien d'autres a faire dans cette ville, autant en profiter pour rouler... Je me prépare pour un 3 jours de vélo. J'ai 180km a faire et un col de 1250m a franchir pour retourner au Chili. Direction Pucon.


Après un montée de 5km sous les nuages, j'entâme un faux plat descendant de 25km... Je fais du 35-40km/h, au soleil tandis que San Martin reste sous les nuages et la pluie derrière moi... Je n'étais pas si ravis de rouler à une telle vitesse car je savais très bien qu'après avoir atteint Junin de los Andes, je devais me rediriger vers l'ouest et que ce vent allait être, à ce moment là, directement de face... mais bon, attendons voir...

Rendu a Junin, je rencontre un couple très sympatique de suisse-allemand en vélo qui sont partis de Santiago et qui se dirige vers Ushuaia. Je leur file quelques informations sur la route et on reprend chacun nos directions respectives. Pas plus de 10 km plus loin, un autre couple en vélo, en tandem cette fois, des allemands. En 30 minutes, j'ai rencontré ici plus de cycliste qu'en plus de deux mois dans le sud de la pentagonie... Je continue mon chemin et je prends un croche à gauche vers l'ouest... à ce moment là, j'ai le vent dans les dents... et solide... Je fais un 14km et je vois une tempête se former au loin... Il est presque 17h, j'ai fait près de 80km... assez pour aujourd'hui, j'installe le campement. Je sonne à l'intercome d'une villa et la dame me refuse l'accès pour camper... le problème c'est qu'elle possède les terres à des kilomètres à la ronde et qu'elle détient l'accès à la rivière... seule source d'eau dans les environs... je fais 3 km plus loin et je décide de traverser la cloture de son terrain pour camper... la tempête approche trop vite... Je me mets à l'abris du vent et de la vue, je fais un petit roupillon au sec dans ma tente pendant que les nuages se déversent de leur pluie. Il me reste un bon 100km pour me rendre à Pucon, je devrais pouvoir m'y rendre en deux jours maximum.

À 8h le lendemain, je reprends la route en espérant éviter le vent... mais non, 8h05, le vent reprend... Les premiers 20km sont difficiles malgré la bonne condition de la route. C'est nuageux mais il ne pleut pas. Je fais une petite pause déjeuner et j'en profite pour faire sécher ma tente sur le bord de la route... avec ce vent, après 5 minutes tout est sec... je serai donc au sec ce soir...

Au vingtièmes km, j'entre dans le Parc National Lenin, ce qui se traduit en route de terre et montée vers le Volcan Lenin, assez imposant du haut de ces 3800m d'altitude. La montée est difficile puisque je dois aussi affronter le vent... près du sommet, crevaison sur mon pneu avant... je me stationne à la gendarmerie et je répare le tout... j'en profite pour manger deux autres sandwitch au beurre de peanut... je suis tanné des viandes froides et des cannes de thon... je mange aussi tout mes fruits puisqu'il me sera impossible de les faire traverser la frontière chilienne à 5km d'ici.

Àprès avoir rempli les formalités frontaliennes, je continue ma route sur une terre valonneuse sur 15km pour amorcée une merveilleuse descente de 35km... Que de joie... La route est très mauvaise par contre. Je dois faire gaffe aux cratères qui se sont formés au grès des pluies. Je me sens comme dans Stars Wars quand Luc sort ses lunettes virtuelles afin de diriger son vaisseau au travers des météorites qui l'entourent... Que la force soit avec moi... :) Je roule sur une route à en devenir, sous les encouragements des gens de la construction, qui m'offrent même une orange et une banane pour le restant de ma route...

J'atteins ensuite le village de Cururrahue, il est 16h30... il me reste 30km pour atteindre Pucon... let's go, un dernier petit effort... Je me rend finalement à Pucon pour 18h... un gros 110km, un vent de fou, une route de terre, un col de 1250m, un peu de pluie et seulement 4 sandwich au beurre de peanut et quelques fruits... je suis affamé... mais très content d'avoir traversé les Andes pour la dernière fois de ce voyage.

Par contre, la température n'est pas mieux ici... il pleut et ils annoncent encore de la pluie pour les prochains jours... encore le même dilemme... j'attends que le beau temps revienne pour grimper le volcan surplombant la ville ou je continue ma route?

Je ne suis pas encore certain... attendons voir ce que demain me réservera...

vendredi 23 octobre 2009

Blessing in disguise

Je passe deux jours à Bariloche. Une super belle ville... Le Tremblant de l'argentine... Un centre ville plein de chocolaterie et d'épicerie fine... des tonnes d'auberges de jeunesses... des magasins de ski, de vélo... North Face, Billabong, Columbia, name it... ils sont tous là... remplis de ces young-rider-stylin-dude-yo-man-yeah... Domage que la température est moche... de la pluie torentielle... Je me promène, je cuisine avec les gens de l'auberge... je lis... je glande... j'attends que le beau temps revienne pour enfin pouvoir faire un trek... car à Bariloche, sans le beau temps, il n'y a pas grand chose a faire a par magasiner... mais quand tu ne peux rien acheter dû au manque de place dans tes valises... tu t'écoeures vite... Après deux jours, je prends la décision de partir...
Pour une deuxième fois, je me réveille devant un horizon blanc... deux pouces de neiges sur Bariloche... Ils disent que la montagne de ski va réouvrir pour cette tempête extraordinaire qui s'installe... c'est la tempête que les skieurs et planchistes ont attendu toute l'hiver... mais je ne peux pas me permettre d'attendre 5 jours dans un auberge, a rien faire, juste au cas où je pourrais peut'être aller faire une journée incroyable de télémark le lundi suivant... alors j'ai pris la route malgré cette neige. Depart difficile, je dois laisser derriere des gens hyper sympatiques avec qui je m'entendais super bien, ainsi qu'un confort auquel je commencais a prendre serieusement gout... mais je suis ici pour faire du vélo, pas pour glander dans une auberge!
Le ciel était dégagé, je pensais donc m'en sortir... mais non...

J'ai du affronter une tempête de neige pendant 85 km... Si ce ne serait que de la neige, ce serait pas si pire, mais le putain de vent argentain est au rendez-vous, comme toujours... Le vent me souffle la neige à toute vitesse en pleine figure... C'est insupportable, je ne peux même pas regarder droit devant... je roule et je fixe la ligne blanche qui déroule sous mes pneu. Après 25 km, je décide de rebrousser chemin... c'est trop intense... mais je fais à peine 500m qu'une percé de soliel me convainc de perséverer un peu plus... la neige et le vent reveinnent de facon intermittante. J'atteins le 40ieme km, la mi-chemin, le point de non retour. J'arrête pour manger un peu, je suis complètement trampé. Je n'ai même pas à mâcher mon sandwich tellement je claque des dents dû au froid... Je reprends la route le plus vite possible. Le quitte enfin le bord du lac que je longeais pour faire un bout dans les montagnes. Ca fait du bien, les vallons me permettent d'échapper au vent durant les montées. Je le rencontre toutefois à chaque descente. Je dois alors pédaler pour profiter de la descente mais ce n'est pas une mauvaise choseÑ ca me garde au chaud... Je traverse quelques banlieues incroyablement riches... pour finalement me rendre à Villa La Augustura. Je passe la soirée dans une belle petite auberge pas chère, au sec, lavé, repu mais surtout crevé.
Je repars le lendemain, cette fois ci, la neige s'est transformée en pluie. Après à peine quelques kilomètres, je suis tout trampé. 110 km me sépare de San Martin de los Andes. Mon départ tardif du matin ne me permettera pas de m'y rendre en une journée... Après 10km, je dois bifurquer vers le nord sur la Routa de los siete lagos, supposément l'une des plus belles routes de l'amérique. Belle en paysage, surement... mais pas en qualité du pavé. En fait, c'est une route de terre, et ce matin ci, mouillée et bordée de neige. Je suis en train de faire l'une des plus belles routes de l'amérique et je ne vois absolument rien du paysage dû aux nuages qui couvrent le ciel... Le moral est quand même bon, je me dis que je serai au chaud pas trop tard le lendemain si je fais une bonne journée aujourd'hui. Mais entre temps, je suis trempé jusqu'aux os et il fait très froid... Évidemment, faisait trop longtemps que je n'avais pas eu de problème avec mon vélo... après 27 km, POW... mon pneu arrière éclate... Je dois donc me mettre sur le pouce... De deux choses l'une, ou bien je reviens sur mes pas, ou bien je vais vers San Martin de los Andes. Je laisse le sort décider, je me soumetterai au premier offrant... Les 5 première voitures ne ralentissent même pas, malgré que nos regards se croisent... Je suis seul sur la chaussé, sous la pluie, complètement trampé, je suis évidemment congelé ils ne ralentissent même pas... j'en reviens pas... Une sixième auto arrive, une minuscule peugot, j'ose a peine sortir mon pouce car je sais que mon vélo ne rentre pas dans la voiture... mais la voiture arrête quand même. Un couple d'israeliens, un avocat et une avocate, en vacance qui m'offrent de me ramener, moi, mes baggages et ma roue à Villa La Augustura. J'accepte leur offre et je cache mon vélo dans le bois. Nous nous entendons super bien, ils décident même de rester pour un verre que je leur offre à l'auberge où j'ai passé la nuit la veille. Je m'appercois aussi qu'un finlandais que j'avais rencontré à Bariloche s'est installé à l'auberge. De la compagnie pour la soirée, bonne nouvelle! Je passe le restant de la journée avec lui, je vais faire réparer ma roue, on se fait une grosse bouffe et je planifie prendre le bus du lendemain jusqu'à mon vélo pour ensuite continuer mon chemin vers SMLA.
Le lendemain, journée radieuse de printremps... qui l'aurait cru... ils annoncaient de la pluie pour une autre semaine... Je me rends à la staiton de bus où l'empolyé m'informe que le bus ne prend la route des 7 lacs car le chemin est trop mauvais... Je dois donc retourner à mon vélo sur le pouce... Je reviens à l'auberge et je pars avec mes 40kg d'équipement et ma roue sur mon dos... La chance me sourit... à peine 50 mètres de parcourus qu'un fille s'arrête et fini par venir me porter jusqu'à mon vélo. Elle n'est pas des plus sympathique, mais quelle générosité... Je peux donc reprendre la route, il est 12h30 et j'ai 90km à parcourir si je veux dormir à SMLA. Super belle journée de printemps, la vue est incroyable... si je n'avais pas eu la crevaison, je n'aurais jamais vu ce paysage... et je finis par arrivé à SMLA en fin de journée comme prévu au départ... a blessing in disguise qu'ils disent en anglais... J'arrive en ville en appréciant un merveilleux soleil couchant à 40km heure sur une pente descendante. Quelle chance...
Je me fais une grosse bouffe, je jase avec deux argentains super sympathique et je passr la journée du lendemain à me promener en ville, à réparer mon vélo et bien sur, à manger...
Départ demain pour Pucon. 180km dans les Andes... et ils annoncent de la pluie pour la prochaine semaine... pluie qui a déjà commencée à s'abattre sur la ville... J'espère qu'ils se sont trompés dans leur prévision...!

Bariloche

Départ par un après midi plutôt moche... Nuageux et pluvieux... Domage parce que les volcans au loins auraient fait des photos extraordinaires! Imaginez vous donc que les 20 premiers kilomètres ont été fait sur une piste cyclable!!! Une piste cyclable! Incroyable... quelle contraste incroyable avec la patagonie du sud... Je me rend au port où je prendrai mon premier traversier le lendemain. Je campe au pied du volcan Osorno, que je découvre seulement le lendemain matin, due aux épais nuages recouvrant le ciel...
Je me réveille sous un ciel bleu, partiellement nuageux. La traversé du Lago Los Santos est impressionnante... Sous un soleil chaud du printemps, sur un lac bleu marin, nous longeons deux énormes volcans: Osorno et Puntiagudo. La traversé est de deux heures et les gens sur le bateau font tous partis de tours organisé. La fille au comptoir des billets ne sait même pas le prix de la traversé pour un cycliste... c'est la première fois qu'elle en rencontre un! Rendu a Peulla, je prápare ma monture en sortant du bateau. J'imagine que les gens ont finalement compris la raison de ma tenu vestimentaire quand ils m'ont vu les dépasser avec mon vélo et mon équipement... Il est alors 13h. L'organisateur d'un des tours me dit que je n'arriverai surment pas à temps pour le deuxiéme traversier, prévu pour 17h à 27 km de Peulla (Puerto Blest) car les derniers 8 km sont une montée assez intense... c'était mal me connaître. Je ne prends pas le temps de diner et je file... La route est vraiment mauvaise mais il fait chaud et je suis décidé à me rendre à temps pour le deuxième traversier et ainsi me rendre à Bariloche un jour plus tôt que prévu. Il avait raison, la montée a été vraiment intense.... 700m sur 8km... mais je suis arrivé une heure d'avance pour le deuxième traversier. J'ai eu le temps de relaxer et de diner tranquille aux abords de l'incroyable couleur verte du Lago Frio entourée de la cordiliaire. Les gens du tour sont pas mal impressionné... un couple me demande même de prendre une photo avec eux... :) On traverse le Lac, j'ai priorité sur les autres à l'arrivé car je dois me rendre à 3km de là avant eux afin de prendre le dernier traversier, ce que je fais aisément, considérant la qualité de la route et sa pente descendante.
Nous arrivons au port de Llao-Llao à 19h30... il me reste encore un 27 km à parcourir pour me rendre à Bariloche. Je suis décidé à me rendre malgré le soleil qui disparait tranquillement à l'horizon. Je fais le trajet à moitié à la noirceur mais il y a des lampadaires longeant la route! Incoryable... Je longe une banlieu qui me semble extrêmement riche. Des petits magasins de produits fins et des maisons à faire baver même les nord-américains. J'arrive enfin à l'auberge Pudu que mon bon ami d'ushuaia Raul m'avait conseillé. Je m'installe dans cette superbe auberge oú je rencontre des gens super sympathiques. Je suis de retour en argentine... et j'en suis bien heureux.

dimanche 18 octobre 2009

Puerto Varas


Super première soirée à Puerto Varas... Nathalia et Renato sont hyper sympathique et me font vraiment sentir comme chez moi. Nathalia M'introduit à tout le monde au party et je m'y sens tout à fait à l'aise. Un asado nous attendait... Nous avons mangé comme des roi et nous sommes ensuite parti pour le centre ville de Puerto Varas ou nous avons continé à boire des Piscola (Pisco et Coke) jusqu'à 5h am... Nous revenons à l'appartement, Nathalia m'installe dans sa chambre ou j'ai un grand lit et une salle de bain privé à moi seul... Je mange un restant de Curanto (moules, saucisse, poulet, etc...) avec Renato et la journée se termine d'un long sommeil...




Le lendemain, je prepare des crêpes aux fruits et sauce au chocolat et j'accompagne ensuite Nathalia à une plage en banlieu de la ville ou elle doit aller pour le travail... Je découvre alors Puerto Varas, son lac et ses volcans... quelle ville extraordinaire... C'est vraiment une ville riche dans tout les sens du terme. Je vous laisse constater par les photos... Nous somme invités à manger un autre asado le soir même.... Nous partons ensuite pour un spectacle hommage a Queen... ensuite pour une bière tranquille au bar d'un ami a Nathalia et Renato. Finalement d'autres amis arrive... après les 5 autres shooter qui ont suivi, nous avons finalement décidé d'aller au bar d'en face prendre un dernier Piscola.... Nous avons fini la soirée a 5am à manger un gros burger dans un petit resto du coin... Super soirée! J'ai vraiment eu du plaisir... ca fait vraiment du bien rencontrer des gens aussi sympathique et généreux...
Le lendemain nous sommes allé faire de l'escalade dans le coin de Puerto Montt. Super journée... Au retour j'ai préparé un souper à la québécoise pour les remercier... Poutine, tourtière et tarte aux pommes....
Je repars demain pour San Carlos de Bariloche, triste de laisser mes nouveaux amis et cette si belle ville derière, mais la route m'appel... et je sais qu'une très belle route m'attend. Je vais pouvoir aller me reposer de ma fin de semaine de repos... :)
Ciao

vendredi 16 octobre 2009

Chiloe

J'ai finalement trouvé un magasin de vélo qui a du bon sans...!!! Évidemment, ca m'a couté quand même chère... mais j'ai maintenant un nouveau pneu, des chambres à air, des patchs et un rivet pour réparer ma chaine s'il elle brise encore... la joie!

Je suis donc parti de Puerto Montt à 14h par la transamericana (route 5)... Au début, je me sentais litérallement comme sur le bord de l'autoroute 20 dans le coin de Beloeil... mais quelques kilomètres plus tard, je suis entré en campagne et à partir de ce moment, je me sentais plutôt en estrie. C'était beaucoup mieux...! Le route est top... super belle asphalte, ce qui me permet de faire de la bonne distance et d'arrêter de trop m'inquiéter pour mon vélo. Je suis quand même parti trop tard de Puerto Montt pour me rendre directement à Ancud. Je me suis rendu sur l'île de Chiloé et j'ai campé dans la cours arrière d'un résident de Chacao, cute petit village sur le bord de la côte. Le lendemain matin, j'ai pris mon temps et j'ai complété les 30 km qui me séparait de Ancud. Je me suis installé au camping de la ville, situé en montagne avec une superbe vue sur le Pacifique. Dommage que la température était nuageuse... L'absence total de couch surfeurs et de touristes ont fait que je me suis pas mal emmerdé le restant de la journée, la ville étant pas mal ennuyante...
Le lendemain je partais pour Castro. Journée parfaite... malgré une brise de l'est, le ciel était complètement dénudé de nuage et le soleil frappait de plein fouet. Avec le volcan de Chaiten au loin à l'horizon, c'était une belle route.. J'ai parcouru les 90 km jusqu'à Castro assez rapidement, ce qui m'a permis de me trouver une belle auberge tranquille, de visiter la belle ville qu'est Castro et de me faire une bonne bouffe dans la cuisine de l'auberge. Le lendemain, je m'ennuyais de voir des gens... alors j'ai écrit à la couch surfeuse qui m'attendait seulement pour samedi à Puerto Varas et je lui ai demandé si ce serait possible pour moi d'arriver aujourd'hui, soit vendredi... avant même de recevoir une réponse, j'achetais mon billet de bus pour Puerto Varas... je ne voulais pas refaire la même route 2 fois, et je voulais arriver pour le weekend a Puerto Varas... alors le bus était ma meilleure option! Je me suis retrouvé à côté d'un homme avec qui j'ai eu une bonne discussion sur la religion en général. Je suis arrivé à Puerto Varas vers 20h, je vérifie mes courriels et constate que ma couch surfeuse, non seulement accepte de me recevoir la soirée même mais m'invite avec son coloc a un party...
suite sur l'autre blog... :)


lundi 12 octobre 2009

À Puerto Montt... par la force des choses...

Hola todos!

Hey oui, par la force des choses me voila a Puerto Montt... Je suis partis de Coyhaique par une superbe journée ensoleillée, après la termpête de neige de la veille... Mechand constraste... Une route asphaltée, entourée de montagnes, d'arbres et d'enstancia en pleine santée. J'ai passé ma journée en manche courte, à pédaler au travers de cette merveilleuse richesse verte qui m'entourait. Un gros 115 km et je fini par demandé refuge sur le terrain d'un fernier car les camping sont tous fermés...






Je me reveille le landemain et je me fais des crêpes chocolat-arachide en regardant le frimas matinal s'envoler sous le soleil chaud qui se levait entre les montagnes. Une deuxième superbe journée s'annoncait. La route était à moitié en terre par contre, ce qui m'a relativment ralenti. Vers 16h, je me trouvais devant une longue montée en montagne.... je ne pensais pas qu'elle était si longue... en plus au milieu, je me suis arrêté pour prendre de l'eau dans une rivière. Même pas 2 secondes après que je me suis dit qu'il ne faudrait que je tombe dedans, compte tenu que le temps se refroidissait avec l'altitude et l'heure tardive de la journée, plouf... je me retrouve les deux pieds dans l'eau jusqu'au genou... les nombreux sacres qui suivirent démontrèrent à quel point j'étais fier de moi... bref, après une bonne dizaine de kilomètres de montée, j'atteins finalement le sommet et la redescente fut très rapide. Un seul arrêt pour récuperer une de mes saccoches arrières qui s'est lancée dans l'artistique en décidant de completer un triple boucle piqué au tout début de ma descente... Je trouve refuge dans une maison abandonnée... comme d'habitude quoi...

Troisième journée plate... il y a de la construction et les routes sont affreuses... Après un long 70 km, j'atteins finalement La Junta et je campe sur un terrain d'un couple très sympatique qui tient des cabanas a louer.

Quatrième journée pire... je goute au deuxième élément qui rend la nature des montagnes si verte... la pluie... De la brume, des collines, rien a voir... un 80 km extrêmement plate... rien a dire... a part que ma saccoche arrière s'est relancée dans les fantaisie et a completé cette fois une tripple vrille... 9/10...

Cinquième et dernière journée... Je commence la journée avec une très longue montée de 1h30 de temps (mon cyclometre ne fonctionne plus depuis le debut de la pluie...) La pluie s'epaissit au fur et a mesure que je monte pour finalement se transformer en neige... Grosse tempete au sommet... la descente est très froide... et au beau milieu de cette descente, jusque quand je me suis dit que j'aurais rien a dire de palpitant dans mon prochain blog... PAF... mon pneu arrière explose... sous la pluie batante, je ne peux plus avancer... je me refugie sous ma bâche et je sors le pouce quand une auto passe... la premiere n'a pas de place pour moi mais la deuxieme si... Un couple d'argentain hyper sympatique me lift jusqu'a Chaiten, destination finale de cette étape. Nous arrivons dans une ville fantôme, com,plétement ravagée par l'éruption volcanique de 2008. Il ne semble n'y avoir plus une âme qui vivent... la lourdeur du silence est a couper le souffle... quelle tristesse... quelle desolation... des maisons complètement inondées de cendres... certaines emportées au large par les coulées de boues et de cendres... il n'y a pas d'internet, plus de téléphone, et même plus d'électricité dans le village... Les personnes que nous rencontrons nous mènent vers une auberge encore ouverte. Ces personnes dont nous pouvons sentir un amertume profonde dans leur rire, et une tristesse certaine dans leur sourire... Selon le dire de ces gens, confirmé par les multiples grafitis décorant les murs des maisons abandonnées, le gouvernement n'a rien fait pour les aider jusqu'à maintenant... ce qui attise la rage des citoyens et des ex-citoyens de cette pauvre ville. Quelle tristesse... une plage magnifique qui donne sur le pacifique et un parc national garni de si belles montagnes... un parc maintenant fermé, ravagé par la lave et les cendres... Le pouvoir destructeur de la nature... J'arrive une heure trop tard pour le traversier vers Puerto Montt. Je dois atteindre cette grande ville afin de trouver un magasin de velo. Je dois attendre a lundi matin... Je rencontre un couple de francais super sympathique. Ca fait passé la premiere soirée... Il pleut toujours le lendemain matin... et le lundi matin... Je m'emmerde... Je prend finalement le traversier lundi et me voila à Puerto Montt! Je répare mon vélo ce matin et je repars cette apres midi pour Ancud, sur l'ile de Chiloé.
Je vous réecrit bientôt! Je suis enfin de retour dans la civilisation!!!
Que los vaya bien!

lundi 5 octobre 2009

Quelle merde...


Hé oui... déjà un autre blog... Je suis cloué au sol à Coyaique pour la journée... La dernière neige d'octobre ici date de 1980...

J'en profite pour me reposer et continuer de me gaver!

:)





samedi 3 octobre 2009

C'est bon pour les jambons!

Après avoir fait tous les magasins qui vendaient des pièces de vélo de Cochrane, je revenais bredouille de me trouver un tube pour mon pneu avant... j'ai donc installé 10 patch dessus... et je me croisai les doigts pour qu'il tienne le coup jusqu'a Coyaique, la prochaine grande ville sur ma route, à près de 300km d'ici. J'avais hâte de quitter cette ville qui n'avait définitivement rien à m'offrir... Je n'ai même pas pu retirer assez d'argent pour pouvoir payer la totalité mes dettes envers les deux australiennes. Elles n'étaient plus en ville mais la journée que je suis revenu de Villa O'higgins, j'ai rencontré un de leurs amis qui allait les rejoindre dans le petit village de Tortel. J'ai passé la soirée avec lui, il arrivait d'Alaska. Il m'a définitivement donné le gout d'y aller!

J'ai fini par partir sur l'heure du midi. Gros soleil, je passe la journée en short, manche courte et lunette soleil!!! ENFIN!!! Je me suis alors rendu compte que j'étais définitvement dans les Andes... Je fais un 50km de montées et de descentes, suivant la merveilleuse Rio Baker... De son vert éclatant, pas étonnant que les patagonien de la région s'oppose à la création d'un centrale hydroélectrique en plein milieu de cette incroyable rivière... Je fini la journée au bord de la source de cette rivière, un lagon bleu transparent... (Puerto Bertrand) J'ai les jambe molles... je ne suis pas encore habitué à de telle montée!
La deuxième journée fut pénible... ca ne me tentait pas du tout on dirait d'être sur mon vélo. J'étais paresseux... on dirait que les deuxième journée de chaque étape sont les plus difficiles... Tu n'a plus la détermination de la première journée et tu sens qu'il reste encore bien des kilomètres à parcourir avant le prochain repos... Je m'étais donc résolu a m'arrêter de bonne heure et de prendre le temps d'essayer ma canne à pêche, chose que je n'ai pas eu l'occasion de faire jusqu'à présent, faute de température me le permettant. Cependant, a peine quelques kilomètres parcourus, ma chaine se brisa en deux... j'entendait JFC me dire du haut des cieux: "Use the lube Dave!!"... À 7 km de Puerto Tranquilo, mon rack arrière lâche... ca me prend une bonne heure le réparer. Je repars avec les jambes hyper racké... Une longue montée m'attendait... je n'ai même pas pu profiter de ma descente... mon pneu avant était redevenu flat au début de la descente... un km plus loin mon rack arrière a encore lâché... un peu plus loin mon rack a encore lâché... ensuite mon pneu encore... bref, a la place d'être a Puerto tranquilo à 15h, tranquille en train de pêcher, je suis arrivé à 18h, brûlé et de mauvaise humeur... J'ai campé dans une cours d'une hospidaje (auberge) et je me suis gavé de biscuit et de chocolat pour me remonter le moral... :)
Bonne troisème journée. À part mon pneu avant que je dois regonfler à tout les 10km, tout fonctionne bien. Vers 16h par contre, un orage se pointe à l'horizon... est-ce que je continue ou je campe dans une petite cabane abandonnée que je viens de croiser? Il fait froid... Je décide de m'arrêter pour la soirée. Longue soirée par contre... Bien beau avoir un bon livre a lire, mais seul au milieu des montagnes en forêt, ca peut devenir un peu ennuyant... Mes amis et ma famille me manquent...
J'ai quand même bien fait de m'arrêter par contre car une belle montée de 8 km m'attendait...! La plus n'a pas cesser de la nuit et le matin était mussade. Je me suis donc préparé en conséquance... Du haut de cette montée, j'atteignit le niveau de la neige. Il ne faisait pas chaud... mais la descente fut joussante malgré la très mauvaise condition de la route... Un 20km de faux plat descendant... avec un vent de dos croyez le ou non! Quelques autres montées m'attendaient mais je me rendit à Cerro Castillo pour 15h. Je me suis claqué un gros burger pour me récompenser et je partis vers les montagnes. Après un 10km de faux plat ascendant, j'étais brûlé... J'avais parcouru pas loin de 80km et je faisais maiontenant face à un 6km de montée en serpentin... qui menait droit dans les montagnes et dans la neige... j'hésite... je décide de campé... il me restait un 90 km pour me rendre à Coyaique... fuck it... je me lèverai de bonne heure le lendemain pour tenter de parcourir la distance restante...
Le lendemain, à 8h15, j'abordais la longue montée. 8km qui me propulsa à 1250m d'altitude, dans une tempète de neige glaciale. La redescente fut merveilleuse par contre... Un 25km
gratuit... j'atteingi presque les 70km/h! La traversé, au total, me pris 43 km, soit un peu moins que la moitié de la distance. Il me restait encore 47 km, dans une vallée avec un monstrueux vent de face... Je pris mon mal en patience, il n'étais que midi... Je savais alors que j'allais me rendre à Coyaique cette journée. Je me suis pluggé sur mon ipod et j'ai mouliné pendant 4h30Au moins il fais très beau! À mon 70ième km, j'appercu au loin deux ado en vélo... j'avais alors une cible... je parti à la chasse... La course pour Coyaique était entamée, le premier arrivé à la pencarte de la ville gagnait. Eux ne le savais pas, mais moi, si. Le petit rouge trainait de la patte, surtout dans le côte... Les deux descendais de leur vélo pour les ascensions... c'était ma chance... j'ai monté de la première à la troisième vitesse et j'accélerra la cadance... je dépassa le petit rouge et même le petit blanc... mais ils m'ont tous deux rattrappés dans la descentes... un cycliste de route m'a aussi alors dépassé... j'étais en dernière place mais il restait encore 10 km... Tous me distancèrent mais le cycliste de route fit une pause au sanctuaire bordant la route... ha! Fool... me voilà en troisième place. Une longue montée s'annoncait, voilà ma chance de prendre le lead... Je dépassa le petit rouge sans problème. Le petit blanc, après avoir débarqué de son vélo, s'est retourné et m'appercu au loin... Il senti la soupe chaude, alors il réembarqua sur son vélo... ma la côte était trop abrupte... Je me mis en première vitesse et j'ai mouliné comme un malade... Le cycliste de route m'a dépassé à toute allure... mais je repris la deuxième place au milieu de l'ascention... je senti le pouls de l'orgeuil du petit blanc lorsque que je l'ai dépassé... :) Du haut de la côte, je commencais a etre franchement fatigué, mais une autre côte nous attendait... J'en avais encore dans les jambons, je n'ai jamais ralenti... Je n'ai plus revu les deux ados, et je fini deuxième... Il était 16h30, et j'étais à Coyaique, sourire au lèvres. J'étais pas mal fier... Deuxième place après avoir montée 1250m et parcouru 47 km avec un furieux vent de face et tout ca avec mon 40 kilo en dessous des fesses... Je me trouvais très drôle. Au moins cette petite compétition que je me suis créer ont fait en sorte que les derniers 20km ont passé comme dans du beurre. Je me suis pris une petite auberge, fait mon yoga... je me suis lavé et gavé de steak, oeufs, frites, chips, chocolat, eau, et bière et j'a dormi comme un chef.
Dimanche, tout est fermé. Je relaxe.. Demain je fais mes emplettes, je répare mon vélo et je reprendrai la route probablement en après midi. Direction Nord!!! Toujours plus au Nord, ou la chaleur m'attend...
Bon, assez pour aujourd'hui...
Salud et serte a todos!
Ciao