C'est fou comment on oublie vite... J'étais content de revenir en argentine mais j'avais oublié l'élément naturel prédominant de ce pays... le vent...Je suis parti de San Martin de Los Andes un matin nuageux. Les hôtes m'avaient avertis qu'ils annoncaient une autre semaine de pluie... mais puisque j'avais rien d'autres a faire dans cette ville, autant en profiter pour rouler... Je me prépare pour un 3 jours de vélo. J'ai 180km a faire et un col de 1250m a franchir pour retourner au Chili. Direction Pucon.

Après un montée de 5km sous les nuages, j'entâme un faux plat descendant de 25km... Je fais du 35-40km/h, au soleil tandis que San Martin reste sous les nuages et la pluie derrière moi... Je n'étais pas si ravis de rouler à une telle vitesse car je savais très bien qu'après avoir atteint Junin de los Andes, je devais me rediriger vers l'ouest et que ce vent allait être, à ce moment là, directement de face... mais bon, attendons voir...
Rendu a Junin, je rencontre un couple très sympatique de suisse-allemand en vélo qui sont partis de Santiago et qui se dirige vers Ushuaia. Je leur file quelques informations sur la route et on reprend chacun nos directions respectives. Pas plus de 10 km plus loin, un autre couple en vélo, en tandem cette fois, des allemands. En 30 minutes, j'ai rencontré ici plus de cycliste qu'en plus de deux mois dans le sud de la pentagonie... Je continue mon chemin et je prends un croche à gauche vers l'ouest... à ce moment là, j'ai le vent dans les dents... et solide... Je fais un 14km et je vois une tempête se former au loin... Il est presque 17h, j'ai fait près de 80km... assez pour aujourd'hui, j'installe le campement. Je sonne à l'intercome d'une villa et la dame me refuse l'accès pour camper... le problème c'est qu'elle possède les terres à des kilomètres à la ronde et qu'elle détient l'accès à la rivière... seule source d'eau dans les environs... je fais 3 km plus loin et je décide de traverser la cloture de son terrain pour camper... la tempête approche trop vite... Je me mets à l'abris du vent et de la vue, je fais un petit roupillon au sec dans ma tente pendant que les nuages se déversent de leur pluie. Il me reste un bon 100km pour me rendre à Pucon, je devrais pouvoir m'y rendre en deux jours maximum.
À 8h le lendemain, je reprends la route en espérant éviter le vent... mais non, 8h05, le vent reprend... Les premiers 20km sont difficiles malgré la bonne condition de la route. C'est nuageux
mais il ne pleut pas. Je fais une petite pause déjeuner et j'en profite pour faire sécher ma tente sur le bord de la route... avec ce vent, après 5 minutes tout est sec... je serai donc au sec ce soir...
mais il ne pleut pas. Je fais une petite pause déjeuner et j'en profite pour faire sécher ma tente sur le bord de la route... avec ce vent, après 5 minutes tout est sec... je serai donc au sec ce soir...Au vingtièmes km, j'entre dans le Parc National Lenin, ce qui se traduit en route de terre et montée vers le Volcan Lenin, assez imposant du haut de ces 3800m d'altitude. La montée est difficile puisque je dois aussi affronter le vent... près du sommet, crevaison sur mon pneu avant... je me stationne à la gendarmerie et je répare le tout... j'en profite pour manger deux autres sandwitch au beurre de peanut... je suis tanné des viandes froides et des cannes de thon... je mange aussi tout mes fruits puisqu'il me sera impossible de les faire traverser la frontière chilienne à 5km d'ici.

Àprès avoir rempli les formalités frontaliennes, je continue ma route sur une terre valonneuse sur 15km pour amorcée une merveilleuse descente de 35km... Que de joie... La route est très mauvaise par contre. Je dois faire gaffe aux cratères qui se sont formés au grès des pluies. Je me sens comme dans Stars Wars quand Luc sort ses lunettes virtuelles afin de diriger son vaisseau au travers des météorites qui l'entourent... Que la force soit avec moi... :) Je roule sur une route à en devenir, sous les encouragements des gens de la construction, qui m'offrent même une orange et une banane pour le restant de ma route...
J'atteins ensuite le village de Cururrahue, il est 16h30... il me reste 30km pour atteindre Pucon... let's go, un dernier petit effort... Je me rend finalement à Pucon pour 18h... un gros 110km, un vent de fou, une route de terre, un col de 1250m, un peu de pluie et seulement 4 sandwich au beurre de peanut et quelques fruits... je suis affamé... mais très content d'avoir traversé les Andes pour la dernière fois de ce voyage.
Par contre, la température n'est pas mieux ici... il pleut et ils annoncent encore de la pluie pour les prochains jours... encore le même dilemme... j'attends que le beau temps revienne pour grimper le volcan surplombant la ville ou je continue ma route?
Je ne suis pas encore certain... attendons voir ce que demain me réservera...
Wôw!! Encore de bien belles aventures. Tu dois avoir des cuisses de fer maintenant après toutes ses montées et ses kilomètres que tu avales comme des sandwichs au beurre de peanuts. Ton odo est rendu a combien la??
RépondreSupprimerAlors dernière fois que tu traverses les Andes ça vaut dire que tu vas rester au Chili jusqu'a la fin de ton voyage ? A quand le retour ?
Joyeux Halloween et console-toi car ici aussi il pleut...
Je t'envoies encore du courage !!
You're the best !
You are truly a force of nature! So much determination, persistence, courage and strength... what a wonderful voyage you have undertaken.
RépondreSupprimerMay the winds be at your back!