vendredi 20 novembre 2009

Santiago


Près de 4000km depuis Ushuaia, me voici finalement à Santiago.... et je peux enfin déclarer, sourire aux lèvres: mission accomplie...
Après un dernier 120km, je traverse finalement le fil d'arrivé... et je vous vois tous... famille, ami(e)s qui m'ont suivis sur ce blog ou par courriel, ami(e)s qui ont croisé ma route, travailleurs chiliens de construction des routes, fermiers chiliens qui m'ont envoyé la main, chauffeurs de camion qui m'ont encouragé de leur klaxon, et j'en passe... tous me regardent et me sourient, en ce petit moment de gloire, triste et joyeux à la fois, qui marque la fin d'une incroyable aventure qui, à jamais, restera gravée dans ma mémoire... qui, à jamais, restera gravée dans mon coeur...
Tous, comme la route, m'ont marqué profondément. Chacun à sa facon, certaines plus que d'autres... Tous, comme la route, me manqueront...
J'ai bien hâte de vous revoir, famille et ami(e)s de ma terre natale afin de vous remercier chacun de votre support morale durant cette merveilleuse aventure.
Entre temps, j'essaie de passer du bon temps à Santiago, sans tomber dans la déprime du retour à la maison... du retour sur terre... du retour à la réalité...
Au plaisir de vous revoir tous bientot!



mercredi 18 novembre 2009

Pichi - Valpo

Départ tôt lundi matin : direction Valparaiso.
Je savais que j'avais près de 230km a parcourir, et je voulais me rendre à Valparaiso en deux jours. Je suis donc parti de bonne heure lundi matin mais avec un peu de retard, quelques au revoirs émotifs obligent. Comme à l'habitude, habutide qui me semblait déjà d'un passé lointain, une montée de 10km m'attendait à la sortie du village. Pichilemu disparaissait tranquillement derrière moi et devant moi réapparaissait tranquillement les Andes. Plusieurs souvenirs me traversèrent l'esprit... déjà trois mois... le temps passe si vite...
Plusieurs crevaisons dans la matiné m'ont ramené très vite dans la réalité du voyage à vélo. Après avoir pu finalement réparer mes 3 crevaisons, je repartais vers San Antonio. Il était presque 15h et je n'avais parcouru que 60km... Il me restait encore environ 80km à parcourir... J'ai décidé de rouler jusqu'a temps qu'il fasse noir, où je camperais alors, en espérant qu'il y ai une source d'eau quelque part.... Il faisait très chaud malgré les nuages qui couvraient partiellement le ciel. J'ai du boire comme un puit sans fond, considérant la sueur qui s'évaporait de mon corps et la semaine précédante qui avait certainement contribué à cette déshidratation constante tout au long de cette journée... Heureusement, une longue descente m'attendait en fin de parcourt. J'ai donc pu atteindre un nouveau record de distance, 145km, et dormir dans une auberge de San Antonio. Immense journée... j'étais complètement brûlé, mais il ne me restait que 80 km pour me rendre à Valparaiso le lendemain.
Après une bonne nuit de sommeil, je reparti le lendemain relativement de mauvaise humeur. Les deuxième journées sont toujours les pires... Je me rendi paresseusement à Casa Blanca, 45km de parcouru. Après avoir longé quelques vignobles, j'ai du compléter la quarantaine de kilomètre qui me restait à parcourir sur l'autoroute.
Une longue descente d'une vingtaine de kilomètre vers le centre ville de Valpo m'ont facilité la tâche, mais je ne pouvais m'empêché de pensé que j'allais devoir remonter ces 20km lorsque je repartirais vers Santiago... mais bon, une chose à la fois... Mon voyage tire à sa fin. Il ne me reste qu'une seule longue journée de vélo... C'est fou comment le temps passe vite... incroyable...
À bientôt...

Pichilemu

Une semaine de vacance dans un auberge en forme de bateau sur la page... une semaine qui m'a fait beaucoup de bien... Il a fait beau a tout les jours de la semaine. Malheureusement, nous avons eu de bonnes vagues pour le surf seulement mardi à jeudi, alors les autres jours notre routine se limitait à manger, boire, profiter du soleil et comtempler les merveilleux coucher de soleil sur le pacifique.... ce qui a été très agréable! J'ai rencontré des super bonnes personnes avec qui j'ai eu d'excellente discussion et avec qui j'ai eu beaucoup de plaisir. Ca fait du bien de ne rien faire pendant une semaine... mais le départ a quand même été difficile... Une longue route m'attendait pour me rendre à mon avant-dernière destination: Valparaiso.















lundi 9 novembre 2009

Le temps des vacances...

Ici, au Chili, tout est à l'envers... Les saisons, les constellations dans le ciel, et les dictons... car ici, ce n'est pas "tout ce qui monte redescend" mais plutôt, "tout ce qui descend, remonte necessairement"...
Depart de Conception tot le matin... évidemment, un 10km de montée m'attendais... il fait nuageux, mais le temps s'améliore au courant de la journée pour finalement devenir très chaud. Je croise quelque Gecko et j'évite de justesse une couleuvre qui tentait désepérément de traverser la route... ce qui donne une touche exotique à se soleil qui me brule le crane. La route est toujours très valloneuse... À mon 110ième kilomètre, je me lance dans une montée en serpentine qui s'es avérée être de 10km... elle était tellement longue... mais je présume que le Pacifique se trouve directement derrière... Je ne cesse de me répéter: "Ca va payer cette montée là, Oh yes, ca va payer... COME ON, ca va tellement payer! "... Comme de fait, arrivé en haut, tout de sueur, j'appercois le Pacifique.
J'amorce alors une longue descente qui me mène directement à l'océan. Je me trouve alors dans le petit village de Cobquecura, qui ne semble rien avoir a m'offrir mise à part un foudroyant vent du sud-ouest... Il me reste 10km pour me rendre à Buchupuero, qui est supposément un très beau petit village sur la côte... Bah... let's go... Je monte pendant un kilomètre et demi pour enfin me laisser pousser par le vent vers ce petit village. Dans la dernière descente, j'appercois des gens stationnés sur le bord de la route qui regarde des surfeur. Je m'arrête et je converse avec trois argentains qui sont la pour surfer... Super sympathique, ils trouvent mon voyage très cool. L'un d'eux est avocat, alors on parle un peu de droit... Parle, parle, jase, jase... Ils m'invitent dans leur condo pour passer la nuit et manger un asado. Je me rend à leur condo mais le proprio nous voit, et je vois bien qu'il a l'air de s'inquiéter du nouvel arrivé... Je vais donc le voir. Je lui demande s'il y a un camping, il me dit que oui... Parle parle, jase jase, il trouve mon voyage bien cool. Aussitôt que je lui dit que je viens de parcourrir un 140km, il semble bien impressionné, et il m'invite a piquer ma tente sur son terrain...
Je vais quand même souper avec les quatre argentins, le quatrième était le surfeur dans l'eau... Ils sont tous super sympathique et on a bien du fun a partager le repas. On va tous ce coucher tôt, eux vont surfer tôt le lendemain, moi, je dois reprendre la route... Direction Constitution.
Une très belle journée s'annonce. Aucun nuage dans le ciel et à 10 heure du matin, déjà, il fait très chaud. Une petite journée de 100km devant moi, pensais-je... mais un 20km en montagne sur une route de terre et de pierres et de maintes crevaisons m'attendaient... À 14h de l'après midi, je n'avais fait que 40km... Je change finalement la trippe qui me donne tant de trouble et je reprends la route. Ce grand terrain frippé qu'est le Chili me donne finalement une pause... Un terrain relativement plat s'étend devant moi, et un vent qui m'encourageait en criant dans mon dos: "Vas-y mon vieux, cette fois-ci, je suis avec toi".
Les distances n'étant pas très précises sur ma carte, après 110km, je suis toujours dans une montée interminable de 10km... J'amorce finalement une longue et froide descente, sous un soleil baillant devant moi. Une longue douche chaude dans une pension pas très chic me fait énormément de bien... Plus que 2 jours et je serai à Pichilemu, où je planifie prendre quelques jours de vacance...
Départ tôt le lendemain, sous un soleil qui a, de toute évidence, repris ses forces. Comme à l'habitude, je démarre par une montée d'une dizaine de kilomètres... Je dois spécifier qu'il existe une deuxième cordilliaire au Chili, la Cordilliera Costal. Moins haute que sa soeur de l'est, mais tout de même très valloneuse... La route reste cependant sur le bord de la côte qui lui accorde un espace assez large pour ne pas avoir à rendre visite à la cordilliaire trop souvent... Le vent est toujours avec moi, de sorte que je réussis à parcourrir un 62km dans mon avant midi seulement. Je me trouve alors à une croisée de chemin... Je dois traverser un genre de parc national dans les montagnes mais il n'y a pas de route facile... Une plus courte vers la côte mais montagneuse et majoritairement de terre et de pierres, et l'autre, plus longue et encore plus montagneuse mais majoritaire en pavé... J'opte pour le pavé... Après un bon repas chaud dans la ville de Licanten, je me claque une montée en serpentain de 10km... my god que ca monte... rendu en haut, j'arrive sur la partie en route de pierre... et ca monte encore... je me retrouve encore devant un choix... prendre à gauche, ou il ya supposément un beau lac a voir mais une route plus longue, ou a droite, un raccourci vers la route qui me mènera vers Bucalemu, destination finale de la journée... Je commence à aller vers la gauche, je suis ici qu'une fois, je vais aller voir ce lac... mais pares 1km, je vois que ca monte et la route est très mauvaise... de la marde... je suis trop inquiet pour mon vélo, et je suis fatigué... j'en ai vu des tonnes de beaux lacs dans le sud... je prends le racourci... Lui aussi montait, mais il était bien plus court. Je me rend finalement sur le route en pavé qui me mènera à Bucalemu. Bien évidemment, quelques montées m'attendaient encore... elles ont été dures... mais je suis finalement arrivé à destination, après 120km, où j'ai pu camper gratuitement car ce n'est pas encore la saison touristique ici... Avant de m'endormir, je pense aux quelques kilomètres qui me reste à parcourir avant quelques jours de repos, aux multiples aventures de mon voyage, aux kilomètres maintenant derrière moi, à toutes les merveilleuses personnes que j'ai rencontré durant ce voyage, à la chance que j'ai d'être ici... et je ris... je ris de joie et regardant défiler tous ces souvenirs... et toujours le sourir aux lèvres, la fatigue l'emporte, et je tombe endormi...
Un petit 32km ce matin pour finalement me rendre à Pichilemu, ou le soleil brille et le sable est fin. Je pense prendre quelques journées de repos, bien mérités, après avoir parcourru environ 820km en un peu plus d'une semaine...
Sous un soleil chaud, sur une plage de sable noir, je vous salut!

jeudi 5 novembre 2009

En haut... en bas... en haut... en bas...

Pas grand chose a dire sur les trois derniers jours a part que j'ai roulé de longues journées... Je suis parti de Pucon et je me suis rendu a Temuco. Un 110km pas trop difficile. Une belle route, un mini vent en alternance de côté et de face, nuageux avec percés de soleil et quelques averses... J'ai emprunté le panaméricaine pendant les derniers 20km.... Espérons pour la dernière fois car c'est assez abrutissant... mais ca m'a quand même permis de revoir les deux allemandes qui avaient quitté Pucon la veille. Quelle coincidence... Je venais d'embarquer sur l'autoroute quand, un peu plus loin, une voiture était rangée sur le bord de la route... Barbara et Julia m'avaient reconnu en me dépassant et m'attendaient avec une sandwitch...! Elles revenaient de Puerto Varas et s'en allaient vers Santiago... écoeurées de la température de merde de la région de Pucon... comme moi d'ailleurs. On a jasé un peu le temps de se remémorer les bons moments des derniers jours et elles sont repartis. De retour seul avec moi même, je me suis rendu a Temuco.
Une grosse deuxième journée, un 120km bien compté... une route tellement valloneuse... je n'ai pas vraiment eu le choix de me rendre a Los Sauces car il n'y avait pas de rivières ni de ruisseau proche de la route. Pourtant, j'étais entouré de terres agraires... je me suis dit que c'est probablement parce que les agriculteurs redirigeaient les eaux vers leur terres que les ruisseau étaient aséchés... J'ai fini par campé dans la cours d'un centre de soin de santé en plein milieu de la ville. Pas très chic ni exotique, mais j'ai très bien dormi quand même!


Une très grosse troisième journée... un 130km, pour finalement me faire invité dans une famille en banlieu de Santa Juana. Une famille qui vivait sur le bord de la route, dans une minuscule cabane... mais une famille souriante et combien généreuse... Je m'étais arrêté pour m'informer s'il n'y avait pas un camping dans les environ... la dame qui manquait presque la moitié de ses dents m'invita a rester chez elles, avec son mari et leur 4 enfants. Ils insistèrent pour que je couche à l'intérieur avec les deux plus vieux. Il m'offrèrent le café et une grosse miche de pain... Je n'ai pas osé sortir mon bruleur, mon spagat et ma saucisse que j'avais acheté au village... un souper qui m'avait l'air d'un luxe en comparaison avec ce qu'eux ont mangé ce soir là, soit une moitié d'une miche de pain avec un café... Je me suis donc contenté de la moitié de la miche et du café... ce qui, surprenament, me rassasia pour le soirée... Nous avons regardé la partie de soccer entre le Chilie et le Paraguay. J'ai du allé me couché après la première demi car mes yeux fermaient tout seul... Incoyable la générosité des gens qui n'ont presque rien... tout simplement incroyable...

Je repris la route ce matin et j'ai complété les 50km qui me séparait de Conception, ou je suis presentement. Je pensais sortir de la ville mais je crois que je vais y passé la nuit. La température s'améloire vers le Nord... J'ai bien hâte de pouvoir roulé en manches courtes... pour l'instant, le vent est encore trop frais pour ca...

dimanche 1 novembre 2009

Pucon

Dans l'attente d'une température plus clémente à Pucon afin de se lancer dans l'ascention du Volcan Villarica, c'est important de rencontrer des gens divertissant afin de faire passer le temps... Heureusement, j'ai eu la chance de partager les trois derniers jours avec deux allemandes (des orthophonistes!) et un australien, tous hyper sympathique. Les allemandes avaient une auto alors on avait le loisir de pouvoir se déplacer à notre gré. Durant la première journée de pluie, nous sommes aller se reposer dans des bains termaux en région de Pucon en buvant de bons piscola. Samedi, nous nous sommes réveillé à 6h pour aller grimper le volcan mais arrivé au bureau des guides, le départ à été cancellé... ils annoncaient de la pluie pour toute la journée. Nous sommes donc allé marcher dans le Parc national en banlieu de la ville. On s'est fait complètement trampé... il pleuvait à sciaux... Nous sommes revenu et, puisqu'ils annoncaient encore une fois un temps douteux pour le lendemain, nous avons décidé de profiter de notre soirée pour fêter un peu... Pourquoi perdre une autre soirée pour une aventure qui dépend d'une température qui ne semble pas vouloir nous êtres favorable... Nous avons recruté 4 autres personnes de l'auberge pour nous accompagné et nous sommes aller mettre le party dans la place. Super soirée... Ca m'a fait énormément de bien...






Pénible réveille à 6h30 le lendemain pour l'ascention du volcan... Le ciel semble s'être dégagé alors nous nous rendons au pied de la montagne, seulement pour se faire dire que le sommet de la montagne restera ennuagé pour le restant de la journée. Nous abordons, encore une fois, la mission... et nous retournons au lit... Après quelques heures supplémentaires de sommeil, les deux allemandes décident de repartir. J'hésite à suivre leur initiative... je prépare mes valises mais finalement je décide d'accorder une dernière chance à la température... Après avoir tenté en vain de convaincre les deux allemandes de rester une journée de plus avec nous, nous échangeons de chaleureux au revoirs. Greeny (australien) et moi passons la journée dans la ville. Moi sur mon vélo, lui sur son Longboard que je tire à vélo. On se couche de bonne heure et on rêve à notre descente du volcan du lendemain...
Ce matin, on se lève... nuageux... on se rend à l'agence.... pas de départ, ils annoncent de la pluie et de la neige en montagne... Je décide donc de reprendre la route... J'ai bien hâte de voir combien de kilomètres je pourrai faire par jour. Je suis décidé à clancher le plus vite possible la distance qui me sépare de ma destination finale.

Direction Santiago.